Escroquerie 2.0 à Thiès :De “Aïda Faye” au vigile masqué , l’amour en ligne vire au cauchemar


Nouvelle affaire d’arnaque numérique au Sénégal. Après les révélations explosives dans le dossier Pierre Robert, un tout autre scandale, plus rocambolesque mais tout aussi révélateur des dérives numériques, éclate à Thiès.
 
Selon les informations rapportées par L’Observateur, une histoire d’amour virtuelle s’est transformée en véritable piège numérique.
 
 
Une idylle virtuelle soigneusement orchestrée
 
Tout commence sur Facebook. M. Diop fait la connaissance d’une séduisante « Aïda Faye ». Les échanges se multiplient, les sentiments semblent naître et la relation virtuelle prend de l’ampleur.
 
Mais derrière le profil enjôleur se cachait une tout autre réalité. Profitant de la compassion de sa victime, « Aïda » évoque de graves difficultés financières. Touché, M. Diop procède à plusieurs transferts d’argent via Wave, pour un montant total de 100 000 F CFA.
 
Le scénario semblait bien ficelé. Jusqu’au détail qui a tout fait basculer.
 
 
Le refus des appels vidéo, le début des soupçons
 
D’après L’Observateur, la mystérieuse Aïda refusait systématiquement les appels vidéo sur WhatsApp. Une attitude suspecte qui a fini par éveiller les doutes de M. Diop.
 
Déterminé à comprendre, il mène ses propres vérifications et découvre avec stupeur que la femme dont il était tombé amoureux n’existe pas. Derrière le profil féminin se cache en réalité un vigile de 21 ans, M. L. Faye.
 
La victime, sous le choc, décide de conduire elle-même l’imposteur au poste de police de Nginth, à Thiès.
 
 
Une mécanique bien rodée
 
L’enquête policière a rapidement mis au jour l’ampleur du stratagème. Toujours selon L’Observateur, l’exploitation du téléphone du suspect a révélé qu’il gérait plusieurs comptes Facebook et WhatsApp sous différentes identités féminines.
 
Son objectif : séduire simultanément plusieurs hommes et leur soutirer de l’argent.
 
Pour parfaire l’illusion, il utilisait des modificateurs de voix afin d’envoyer des messages vocaux crédibles à ses « prétendants ». Une technique de manipulation qui démontre une certaine sophistication dans l’arnaque.
 
Des aveux sans détour
 
Placée en garde à vue, la jeune recrue de la sécurité privée a reconnu les faits sans ambiguïté. Il aurait tenté de justifier ses actes par ses propres difficultés financières.
 
Mais face à la loi, ces explications ne suffiront pas. Il devra désormais répondre d’escroquerie et d’usurpation d’identité numérique devant la justice.
Mardi 3 Mars 2026
Dakaractu



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