Introduction de l'éducation sexuelle dans le curricula : « Nous avons nos croyances religieuses, culturelles, cultuelles et il est hors de question que l'on revoit notre programme... » (Mamadou Tall) 


Le ministre de l'éducation nationale Mamadou Tall vient de couper l'herbe sous le pied à une frange de la société qui tente d'alimenter le débat sur une supposée intégration de l'éducation sexuelle dans le curricula de l'éducation nationale au Sénégal. 

 

« Depuis hier, il y a une question qui fait débat au Sénégal. On aurait lu un document où on parlait d'éducation dans nos établissements. Pour que tout le monde comprenne, aujourd'hui, au niveau du ministère de l'éducation nationale, il n'y a pas de changement de curricula, ni de module, ni de réforme envisagés, ni aujourd'hui ni demain », signale-t-il, ajoutant que ce projet existait depuis 2018 et se termine en 2021 et qu'un atelier a été tenu. Et ils sont en train d'évaluer. 

 

Aussi, dira-t-il que « à notre niveau, on s'en tient à ce qu'on fait au niveau des Sciences de la Vie et de la Terre (Svt), au niveau de l'économie familiale et sociale, de la division du contrôle médical scolaire (Dcms). Voila l'accompagnement que nous sommes en train de faire sur la santé de la reproduction. Le Sénégal a ses réalités, nous avons nos croyances religieuses, culturelles, cultuelles. On s'en tient à ce qui existe. Notre système est bon. Nous n'avons pas besoin d'aller vers ces directions ».

 

Selon toujours le ministre de l'éducation nationale, « il n'a jamais été envisagé d'aller vers ces directions ». A son avis, « on ne réforme pas comme ça des curricula ».

 

Pour Mamadou Talla, « c'est un faux débat alimenté par des gens qui ne maîtrisent pas notre système de fonctionnement. C'est sûrement ceux qui sont hors de l'école qui l’interprètent comme ça. Mais, il est hors de question que l'on revoit notre programme. Il n'y a rien de nouveau, pas de révision nouvelle, pas de formation nouvelle, pas de révision de nos programmes. On s'en tient à ce qu'on a toujours fait et qui nous a donné de bons résultats depuis plus de dix ans, en Svt, en économie familiale et sociale accompagnés par la Dcms qui donne des cours aux enseignants et aux élèves dans la santé de la reproduction tel que cela a été fait aux temps où nous étions élèves. Il n'y a rien qui change. Je ne sais pas pourquoi ils veulent aller dans toutes ces directions. Ce n'est pas en tout cas l'orientation qui est donnée. Ce n'est pas dans nos projets ni aujourd'hui, ni demain », a-t-il déclaré.  

Mardi 29 Décembre 2020
Dakaractu




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