GRÉVE DES ENSEIGNANTS QUI RÉCUSENT LES OFFRES DE L’ÉTAT «Il est maintenant clair que ce n’est plus syndicale, mais politique »


GRÉVE DES ENSEIGNANTS QUI RÉCUSENT LES OFFRES DE L’ÉTAT  «Il est maintenant clair que ce n’est plus syndicale, mais politique »
Après les efforts consentis part le Gouvernement, qui a proposé une hausse de 10% sur les indemnités de logement, principal point d’achoppement, avant de multiplier son offre par deux et même plus (25%), nous constatons, pour le déplorer, que cette affaire n’est plus un simple combat syndical mené au nom des vaillants et vrais travailleurs du secteur de l’éducation. Avec le refus des dirigeants de cette grève encensée, inopportune et dévastatrice pour l’avenir des enfants du Sénégal, nous devons nous rendre à l’évidence : il est maintenant clair que ce n’est plus une affaire syndicale, mais un combat bien politique, porté par des politiciens encagoulés, qui n’ont rien à envier à l’opposition. Parce qu’ils mènent le même combat du nihilisme, avec les mêmes armes non conventionnelles de l’intoxication et de la désinformation et se réveillent au même moment que le gars de Thiès, qu’en période électorale, pour ouvrir la traite du chantage et de la tromperie. Les années ou veilles d’élections…

Parce qu’en 88 c’était l’année blanche, en 1992 / 1993 reprise des grèves, en 1999 / 2000 avec l’avènement de l’alternance les mêmes mouvements d’humeur avaient repris, en 2006 / 2007 l’histoire s’est répétée, en 2011 / 2012, il a fallu l’implication des khalifes généraux pour les clamer. Et aujourd’hui, en 2018, à quelques mois de la présidentielle de Février 2019, ils reprennent la même stratégie pour combattre le régime en place. Les mêmes politiciens infiltrent encore les syndicats pour dire non à toutes solutions proposées par l’Etat et réclamer des doléances que même la Banque mondiale ne peut satisfaire.

Il est temps d’éclairer l’opinion publique sur cette affaire. Parce que le chantage ne passera plus. Ce n’est pas une question de salaire, mais de simples indemnités de logement. Et les millions de sénégalais qui n’ont pas ce privilège ou qui payent le loyer sans travail ? En vérité, les enseignants ne font que sacrifier l’avenir des enfants des ménages modestes et pauvres pour continuer à donner des cours dans le privé, en se faisant payer tout en percevant leur salaire sans service effectué, en faveur des plus nantis. C’est de ça qu’il s’agit et pas d’autre chose.

Nous mettons en garde les politiciens derrière les cagoules de syndicalistes, ça suffit… Stoppe… Arrêtez… basta… En tant que citoyen, en tant que parent d’élèves, en tant que responsable politique, nous nous réservons le droit d’engager des poursuites judiciaires contre toutes les personnes qui seraient responsables du sabordage de l’éducation de nos enfants, devant les Cours et Tribunaux aussi bien au plan national qu’au plan international.

Abdoulaye KHOUMA

Citoyen, Parent d’élèves et Responsable politique
Dimanche 18 Mars 2018
Dakaractu




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