Par un communiqué rendu public, les syndicats affiliés au G7 ont regretté " l'immobilisme dans la prise en charge des préoccupations des enseignants à travers l'apurement du passif des protocoles d’accords signés en 2018 et 2022. " ette situation notoirement préjudiciable au secteur dans sa globalité est causée par l léthargie du comité de suivi des accords chargé de faire périodiquement l’état de réalisation des promesses, d’apporter les relances opportunes et de communiquer convenablement avec toutes les parties prenantes. Dès lors, le G7, à l’orée de cette année scolaire, a tiré encore la sonnette d'alarme avant de dérouler son premier plan d'actions resté sans effet en termes de réactions appropriées et raisonnables des autorités".
" Mesdames et Messieurs, c'est pour nous l'occasion de remercier ces milliers d'enseignants qui ont adhéré avec force conviction au G7. Nous leur rappelons encore la nécessité de rester mobilisés pour le paiement à temps des salaires des enseignants et des indemnités d'examens, l'implication du G7 par le MEN à travers
les activités du Ministère, l'apurement du passif des accords notamment la signature des décrets, la fin des lenteurs administratives, l'équité salariale au profit de l'Education et de la Formation et la fin des surimpositions sur les rappels et indemnités, entre autres points", a-t-on ajouté.
À cet égard, " le G7 exige du gouvernement la prise en charge des préoccupations susmentionnées et l'ouverture de négociations sérieuses autour des points d’attention suivants: la signature des décrets toujours en instance ; ° la persistance des lenteurs administratives ;
° la récurrence du retard de paiement des salaires des contractuels constatés ces derniers temps ; ° le retard de paiement des indemnités d’examens de la Formation professionnelle et technique, des profs d’EPS des IA de Dakar, Rufisque et Pikine-Guédiawaye, de la surveillance du bac et des intervenants extérieurs des
CRFPE pour 2023-2024 et 2024/-2025 ;
° la mise à l’écart du G7 dans le cadre des activités du Ministère de l’Education nationale (le G 7 n’est pas convié à la validation des documents stratégiques de NITHE et à d’autres activités) ;
° le dilatoire du Gouvernement en ce qui concerne l’apurement du passif social ;
° la non prise en charge de la correction du système de rémunération ; ° l’absence de prise en charge de la supervision de l’examen du CFEE et du BFEM par les inspecteurs ;
° la persistance des difficultés liées aux examens des CAP et CEAP (irrégularité, retard de publication des arrêtés non-respect de l’échéance de décembre) ;
° le non-respect des nouvelles dispositions du G50 : nécessité de réviser ce texte ; ° la persistance des cas de surimposition ; ° l’inexistence des budgets de fonctionnement pour les écoles et établissements; ° la non fonctionnalité du comité de suivi des accords ; ° l’octroi de parcelles viabilisées et non-viabilisées ainsi que la délivrance des titres de propriété aux syndicats bénéficiaires ;
° la persistance des difficultés liées aux examens des CAP et CEAP (irrégularité, retard de publication des arrêtés non-respect de l’échéance de décembre) ;
° le non-respect des nouvelles dispositions du G50 : nécessité de réviser ce texte ; ° la persistance des cas de surimposition ; ° l’inexistence des budgets de fonctionnement pour les écoles et établissements; ° la non fonctionnalité du comité de suivi des accords ; ° l’octroi de parcelles viabilisées et non-viabilisées ainsi que la délivrance des titres de propriété aux syndicats bénéficiaires ;
°la non prise en charge des bourses de formation des élèves-professeurs de l’ENAMC ; ° la révision des statuts du personnel des écoles sénégalaises en Gambie ; ° le non-paiement des indemnités des Professeurs exerçant dans les LYNAQE ; °le versement par les banques des prêts DMC aux ayants droits ; ° l’ouverture de négociations sur les questions émergente".
Dans la foulée, " le G7 fustige l’inertie inacceptable constatée dans le cadre de la matérialisation des accords portant sur l’habitat social, les cotisations sociales des contractuels, le processus de digitalisation des actes et procédures de la fonction publique, le retour des budgets dans le préscolaire et l’élémentaire, le relèvement des budgets des établissements du Moyen Secondaire, le paiement des indemnités des classes spéciales dans les EFA, la réouverture sans délai de l’EFA de Ndindy 2 et la réforme des retraites.
Le G7 condamne avec la dernière énergie les blocages récurrents des virements des cotisations syndicales visant à asphyxier les syndicats. Le G7 condamne ces actes ignobles et exige le retour à l’orthodoxie dans les meilleurs délais et l’arrêt systématique du détournement des cotisations des militants des syndicats.
Le G7 déplore également la léthargie notée au niveau du dispositif de dialogue social qui en sa qualité de témoin lors de la signature du protocole doit obligatoirement jouer sa partition pour amener le Gouvernement à respecter ses engagements afin d’anticiper sur les crises évitables qui pourraient survenir dans le système éducatif. Le G7 rappelle au Ministère de l’Education nationale que la démarche inclusive et participative doit être de mise pour impliquer les syndicats représentatifs dans toutes les décisions prises dans le secteur de l’Education et de la Formation. Le G7 précise à toutes les parties prenantes de l’Ecole sénégalaise que la stabilité de l’année scolaire précédente procède tout simplement de la capacité de résilience et de l’engagement patriotique des syndicats".
Et d'enfoncer le clou. " Face au dilatoire continu et au manque de volonté manifeste du gouvernement, à la confusion des priorités et à certaines mesures cosmétiques prises lors de la rencontre du 27 novembre 2025, le G7 s’engage à porter le combat face à cette tergiversation du Gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre des accords. Les enseignants ont fini de consentir des sacrifices énormes et exigent en bon droit la satisfaction légitime de leurs attentes".
Et pour amener le Gouvernement du Sénégal à satisfaire sans délai les préoccupations fortes de la partie syndicale portant sur la signature des décrets pour la révision du statut des décisionnaires, la correction du système de rémunération, l’arrêt de la surimposition des rappels, le parachèvement de la formation diplômante des enseignants, " les syndicats décrètent le deuxième plan d’actions suivant :
- une conférence de presse du G 7 le lundi 12 janvier 2026 à 10 h ; - un débrayage le mardi 13 janvier 2026 à partir de 09 h ;
- une grève totale le mercredi 14 janvier 2026 ; un débrayage à 9 h suivi d’une marche nationale le jeudi 22 janvier 2026 à Thiès; et une grève totale vendredi 23 janvier 2026. Nous appelons tous les enseignants du Sénégal à la mobilisation et au strict respect du mot d’ordre pour faire face au dilatoire".
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