Dans un communiqué rendu public, l’Ambassade de la République islamique d’Iran à Dakar a donné la position officielle de Téhéran sur les récentes manifestations qui secouent le pays. Elle rappelle que les rassemblements ont débuté comme des protestations professionnelles organisées par des commerçants du bazar de Téhéran, motivées par des revendications économiques liées à la dépréciation de la monnaie nationale et aux instabilités économiques. En effet, l’Iran attribue en partie ces difficultés aux sanctions jugées « injustes et illégales » imposées au peuple iranien depuis plus de quatre décennies.
Toutefois, le communiqué affirme que ces manifestations ont été entraînées vers la violence par l’intervention de puissances étrangères et de groupes hostiles, notamment les Moudjahidine du peuple, les partisans du courant monarchiste et des groupes terroristes.
L’Iran reconnaît que des « actes de trouble » ont été commis par des éléments terroristes utilisant des armes blanches, des cocktails Molotov et divers engins incendiaires. Ces violences auraient causé l’incendie de domiciles privés, de mosquées, de lieux publics, de véhicules et l’attaque de postes de police, entraînant la mort de « nombreux membres des forces de sécurité et de police, ainsi que de certains civils ».
Le président Pezeshkian appelle au dialogue
Dans le communiqué, on apprend que le Président de la République, le Dr Massoud Pezeshkian, a insisté sur la nécessité d’entendre la voix du peuple et le droit aux manifestations pacifiques. Il a demandé aux institutions compétentes et aux forces de l’ordre d’agir avec retenue et vigilance pour rétablir l’ordre et la sécurité publics. Le ministère de l’Intérieur a été chargé de mener une enquête exhaustive sur les incidents, garantissant transparence, respect des droits, clarification des responsabilités et prévention future.
Accusations contre Washington et Tel-Avi
L’Iran pointe du doigt « l’ingérence étrangère » comme principal facteur d’aggravation des tensions. Le communiqué mentionne spécifiquement « l’incitation à la violence, l’encouragement au terrorisme, l’hypocrisie des pays occidentaux » et les sanctions imposées à l’Iran.
Téhéran accuse notamment les États-Unis et Israël de soutenir ouvertement les émeutiers et les terroristes. Le président américain aurait explicitement menacé l’Iran de recours à la force, déclarant soutenir les émeutiers avec des propos qualifiés « d’armed and ready to act » (armés et prêts à agir). Selon l’Iran, la coordination entre responsables américains et le Premier ministre israélien visant à intervenir dans les affaires intérieures iraniennes constitue « une preuve manifeste de la poursuite de l’hostilité du gouvernement américain envers la grande nation iranienne ».
Un appel à la communauté internationale
La République islamique d’Iran appelle la communauté internationale et les gouvernements à s’abstenir de toute ingérence dans ses affaires intérieures et à adopter une approche constructive fondée sur la bonne foi.
Le communiqué demande également que l’impact des mesures coercitives et des sanctions unilatérales imposées au peuple iranien depuis plus de quatre décennies soit pris en considération dans l’analyse des manifestations.
L’Iran réaffirme son engagement à protéger les droits des citoyens, notamment leur droit à des manifestations pacifiques, tout en insistant sur sa responsabilité de protéger la vie, les biens des citoyens et la sécurité publique. Le gouvernement iranien promet qu’aucune négligence ni complaisance ne sera tolérée dans ces deux domaines, conformément à la loi et aux engagements internationaux, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).
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