Devant l’Assemblée nationale, ce mardi 24 février 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a clos un débat houleux en assumant sans détour la philosophie politique du projet de loi qu’il porte personnellement. Selon lui, le sujet, longtemps repoussé par les régimes précédents au motif qu’il relèverait d’un « fait de société », doit désormais être traité par l’État. « La société, c’est d’abord l’État », a t’il martelé, estimant que laisser la question à l’appréciation sociale revient à se défausser de la responsabilité publique.
Dans une charge politique directe, le premier ministre a dénoncé ce qu’il présente comme des freins internes et externes ayant longtemps bloqué toute initiative législative. Évoquant des mises en garde sur la puissance de « lobbys organisés », capables selon certains d’exercer des pressions jusque dans les institutions financières internationales, il a opposé une ligne de fermeté fondée sur la légitimité populaire. « nous croyons qu’en Dieu et nous somme avec le peuple sénégalais », a t-il lancé, affirmant que son discours s’adresse avant tout aux citoyens et non aux cercles d’influence, nationaux ou internationaux.
Concluant son intervention sur un ton mobilisateur, le chef du gouvernement a appelé à un soutien massif autour de l’exécutif. « Si tout le monde est contre nous et que le peuple est derrière nous, alors nous serons plus forts », a t-il déclaré.
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