L’ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Moussa Bocar Thiam, monte au créneau. Dans un entretien accordé à L’Observateur, il conteste avec fermeté la procédure engagée contre lui devant la Haute Cour de justice et dénonce ce qu’il qualifie de « complot politique ».
Au cœur de la tourmente : le projet Senegal Connect Park, ex-Parc des Technologies Numériques (PTN), situé à Diamniadio.
Une mise en accusation contestée
Adoptée par la Commission des Lois de l’Assemblée nationale, la procédure visant à traduire Me Moussa Bocar Thiam devant la Haute Cour de justice suscite une vive réaction de l’intéressé.
Dans les colonnes de L’Observateur, l’avocat affirme avoir accueilli cette initiative « sans surprise », dénonçant une manœuvre politique destinée, selon lui, à ternir l’image d’un opposant assumé au régime actuel.
Ancien maire de Ourossogui depuis 2014 et Agent judiciaire de l’État entre 2020 et 2022, il revendique un parcours « sans tache » et se dit fier de son bilan à la tête du ministère entre septembre 2022 et mars 2024.
Senegal Connect Park : projet structurant ou dossier explosif ?
Le dossier incriminé concerne le Senegal Connect Park, un projet lancé en 2016 avec un financement de 90 % de la Banque africaine de développement (BAD) et 10 % de l’État du Sénégal.
Selon Me Thiam, à sa prise de fonction en 2022, le projet était à l’arrêt depuis deux ans. Les infrastructures essentielles — route d’accès, boucle électrique, fibre optique et voirie intérieure — faisaient défaut, empêchant toute exploitation effective. Au cœur de la tourmente : le projet Senegal Connect Park, ex-Parc des Technologies Numériques (PTN), situé à Diamniadio.
Une mise en accusation contestée
Adoptée par la Commission des Lois de l’Assemblée nationale, la procédure visant à traduire Me Moussa Bocar Thiam devant la Haute Cour de justice suscite une vive réaction de l’intéressé.
Dans les colonnes de L’Observateur, l’avocat affirme avoir accueilli cette initiative « sans surprise », dénonçant une manœuvre politique destinée, selon lui, à ternir l’image d’un opposant assumé au régime actuel.
Ancien maire de Ourossogui depuis 2014 et Agent judiciaire de l’État entre 2020 et 2022, il revendique un parcours « sans tache » et se dit fier de son bilan à la tête du ministère entre septembre 2022 et mars 2024.
Senegal Connect Park : projet structurant ou dossier explosif ?
Le dossier incriminé concerne le Senegal Connect Park, un projet lancé en 2016 avec un financement de 90 % de la Banque africaine de développement (BAD) et 10 % de l’État du Sénégal.
Deux options se présentaient alors :
• Attendre des financements publics supplémentaires, au risque de voir les infrastructures se détériorer ;
• Recourir à un partenariat privé pour achever les travaux indispensables.
Le ministère aurait opté pour la seconde solution. Résultat, selon l’ancien ministre :
• Construction d’une route bitumée de 4,7 km ;
• Désenclavement total du parc ;
• Connexion directe à l’autoroute à péage ;
• Obtention du statut de Zone économique spéciale (ZES) ;
• Parc exploitable à 97 % au moment de son départ.
Il insiste : aucun décaissement du Trésor public n’aurait été effectué pour la route, financée par une société privée marocaine. Les travaux auraient été validés par les services techniques compétents.
Une ligne de défense axée sur l’autonomie des entités
Dans son entretien avec L’Observateur, Me Thiam rappelle que les structures telles que Senegal Connect Park, la RTS, Le Soleil, l’APS ou encore la Senum sont des entités parapubliques disposant d’une autonomie de gestion et de budgets propres.
Les Directeurs généraux, précise-t-il, sont nommés par décret présidentiel, parfois sans consultation préalable du ministre de tutelle. Il soutient donc qu’aucune décision opérationnelle ou financière litigieuse ne saurait lui être directement imputée.
Il souligne également que :
• La DAGE du ministère a été mise hors de cause ;
• La cheffe d’entreprise privée n’est pas inquiétée ;
• Le DG du PTN et son gestionnaire, initialement sous mandat de dépôt, ont été libérés.
Un argument constitutionnel brandi
L’ancien ministre avance un argument juridique majeur : selon lui, la procédure serait nulle.
Il invoque la décision n°2/C/2025 du 24 juillet 2025 du Conseil constitutionnel, qui aurait déclaré contraire à la Constitution une disposition du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale relative à la Haute Cour de justice.
Il annonce son intention de saisir le président de l’Assemblée nationale, le président de la Cour suprême ainsi que le président du Conseil constitutionnel.
“Je ne ferai pas la prison !”
La déclaration est sans ambiguïté.
Se présentant comme « acteur de la Justice » avec 22 ans de carrière d’avocat inscrit aux barreaux de Dakar et de Paris, Me Moussa Bocar Thiam affirme sa disponibilité totale pour répondre à la justice sénégalaise.
Mais il conclut sur une note de défi politique :
« Je ne ferai pas la prison ! N’en déplaise à Sonko. »
Une sortie musclée qui donne à cette affaire une dimension autant juridique que politique, dans un climat déjà marqué par de fortes tensions institutionnelles.
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