Mbour : 13 ans, enceinte à 7 mois…Un sexagénaire jugé pour viol sur mineure, le parquet requiert 20 ans


À Mbour, un drame d’une gravité extrême secoue le quartier Médine. Selon L’Observateur, A. O. Sow, 66 ans, marchand ambulant, comparaît devant la Chambre criminelle pour viols répétés sur une fillette de 13 ans, qu’il aurait engrossée. Le ministère public a requis 20 ans de réclusion criminelle.
 
 Un repas quotidien devenu piège
 
L’affaire débute le 21 janvier 2022. N. Diouf, restauratrice à Médine (Mbour), s’inquiète de l’état de santé de sa fille R. Faye, 13 ans : vomissements répétés, fatigue inhabituelle. Pensant d’abord à une maladie parasitaire, elle l’emmène à l’hôpital.
 
Le diagnostic du gynécologue la foudroie : l’adolescente est enceinte de sept mois et six jours.
 
Sous le choc, la mère interroge sa fille. Le nom qui surgit est celui d’A. O. Sow, un marchand ambulant originaire du Fouta, à qui la famille offrait chaque jour un repas par solidarité.
 
 Menaces au couteau et 500 FCFA pour le silence
 
Devant les enquêteurs du commissariat urbain de Diamaguène, la jeune victime décrit un scénario glaçant, rapporte L’Observateur.
 
À deux reprises, alors qu’elle apportait le repas, le sexagénaire aurait fermé la porte, l’aurait déshabillée de force et violée sous la menace d’un couteau, sur un matelas posé à même le sol. Après les faits, il lui aurait remis 500 FCFA pour acheter son silence.
 
Le cauchemar aurait cessé lorsque l’adolescente, n’en pouvant plus, invente un prétexte pour ne plus effectuer la livraison quotidienne : « C’est trop loin », dira-t-elle à sa mère.
 
 À la barre, des versions contradictoires
 
Convoqué par les enquêteurs, A. O. Sow reconnaît initialement les faits. Il se dit même « amoureux » de la fillette.
 
Mais devant la Chambre criminelle de Mbour, il change de ligne de défense. Il admet être l’auteur de la grossesse, tout en affirmant que les rapports étaient « consentis ». Il va jusqu’à insinuer que l’adolescente n’en était pas à sa première expérience — des allégations balayées par le certificat médical et le témoignage ferme de la victime, aujourd’hui mère d’un petit garçon.
 
À la barre, la jeune fille maintient que son agresseur la menaçait avec un couteau pour la contraindre.
 
Une mère brisée
 
N. Diouf n’a pas caché sa douleur. Elle considérait l’accusé comme son propre père. Chaque jour, elle lui offrait un repas, sans imaginer qu’il transformerait cette générosité en piège.
 
Elle réclame 2 millions de FCFA en guise de dommages et intérêts.
 
Le Procureur, dans un réquisitoire sévère rapporté par L’Observateur, a demandé 20 ans de réclusion criminelle, estimant que la gravité des faits et la trahison de la confiance justifient une peine exemplaire.
 
Verdict attendu
 
Le délibéré a été fixé au 20 mars prochain.
Lundi 23 Février 2026
Dakaractu



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