Face à la presse ce matin à Dakar, le collectif des familles des victimes du régime de Hissène Habré et leurs avocats ont exprimé leur désolation devant la campagne déroulée ces derniers jours par la défense de l'ex président Tchadien pour sa libération.
« La campagne pour sa libération a dès lors semé le désarroi parmi les victimes de son régime qui portent encore les stigmates des violations qu'elles ont subies », déplore l'avocat de la famille des victimes, Maître Assane Dioma Ndiaye.
L'avocat de souligner « qu'une éventuelle grâce devait passer par une procédure transparente impliquant l'Union africaine et les parties civiles ».
Selon toujours Maître Assane Dioma Ndiaye, « la gravité des crimes imputés à Hissène Habré empêche aussi une libération anticipée. La grâce en faveur d'une personne condamnée pour crimes contre l'humanité et de la torture est une claire violation de l'obligation de sanctionner ces crimes, comme l'ont fait toutes les instances internationales ».
L'avocat rappelle également que « les chambres africaines extraordinaires ont ordonné à M. Habré de payer 82 milliards de francs CFA à 7396 personnes désignées. À ce jour, il n'a toujours pas versé un seul centime ».
Ce qui, de l'avis de maître Assane Dioma Ndiaye, causerait « le choc et la désillusion pour ces victimes, si après 25 ans de lutte acharnée pour la justice, Hissène Habré est libéré avant même qu’elles ne reçoivent la moindre de réparation ».
« La campagne pour sa libération a dès lors semé le désarroi parmi les victimes de son régime qui portent encore les stigmates des violations qu'elles ont subies », déplore l'avocat de la famille des victimes, Maître Assane Dioma Ndiaye.
L'avocat de souligner « qu'une éventuelle grâce devait passer par une procédure transparente impliquant l'Union africaine et les parties civiles ».
Selon toujours Maître Assane Dioma Ndiaye, « la gravité des crimes imputés à Hissène Habré empêche aussi une libération anticipée. La grâce en faveur d'une personne condamnée pour crimes contre l'humanité et de la torture est une claire violation de l'obligation de sanctionner ces crimes, comme l'ont fait toutes les instances internationales ».
L'avocat rappelle également que « les chambres africaines extraordinaires ont ordonné à M. Habré de payer 82 milliards de francs CFA à 7396 personnes désignées. À ce jour, il n'a toujours pas versé un seul centime ».
Ce qui, de l'avis de maître Assane Dioma Ndiaye, causerait « le choc et la désillusion pour ces victimes, si après 25 ans de lutte acharnée pour la justice, Hissène Habré est libéré avant même qu’elles ne reçoivent la moindre de réparation ».
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