Le procès annoncé de l’ancien Président tchadien, Hissène Habré, est parti pour battre tous les records de rebondissements. Il revient selon « EnQuête », que le Parquet s’est opposé à une décision du juge des chambres de restituer deux pistolets mis sous scellé au moment où Habré se faisait arrêter à son domicile, le 30 juin 2013. Et donc, comme le prévoit la loi, c’est la chambre d’accusation de cette juridiction bien spéciale qui prend en charge le dossier en tranchant pour qui de droit. Cette chambre constituée de trois magistrats titulaires et d’un suppléant se trouve par la force des choses au centre de tout. C’est en effet elle qui doit aussi décider du bien fondé de l’audition de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye. Ce n’est pas tout, puisque selon le journal, la Chambre d’accusation des chambres africaines va de plus en plus être sollicitée dans le cadre de l’affaire Habré qui vire vers la bataille de procédure. Lorsqu’on met sur la balance des blocages créés par l’Etat tchadien lui-même qui refuse l’audition de personnes citées dans le cadre de la procédure, cela complexifie une procédure, bien simple au départ. C’est dire que le procès de Habré est bien loin de son épilogue…
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