Selon Taipei, l’objectif de l’exercice était de tester le système de roquettes HIMARS (High Mobility Artillery Rocket System). Ces armes sont principalement utilisées contre l’artillerie et les véhicules blindés légers. Elles présentent l’avantage de pouvoir être déplacées très rapidement après le tir de projectiles.
Le système est de fabrication américaine et est fourni à Taïwan par Washington. Lors de l’exercice, l’armée affirme avoir utilisé des missiles particuliers à portée réduite, qui sont retombés en mer non loin de la côte.
Les relations entre la Chine et Taïwan sont tendues depuis un certain temps. Pékin ne considère pas Taïwan comme un État distinct, mais comme une province rebelle qui devra tôt ou tard être réintégrée à la Chine. Les autorités chinoises n’ont jamais exclu de recourir un jour à la force pour conquérir l’île.
L’armée chinoise mène par ailleurs presque quotidiennement des manœuvres militaires autour des eaux taïwanaises.
Les États-Unis n’ont jamais officiellement reconnu Taïwan comme un État indépendant, mais livrent néanmoins des armes à Taipei. Fin mai, ces livraisons d’armes ont toutefois été suspendues par le Pentagone en raison de risques de pénurie de munitions américaines dans le contexte de la guerre avec l’Iran.
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