Le secteur privé sous tension: Un risque de crise de liquidité plane sur le second semestre 2026, alerte Birane Yaya Wane


C’est lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi que Birane Yaya Wane, président du Conseil national des dirigeants d’entreprises du Sénégal (CNDES), a dressé un tableau alarmant de la situation économique du pays. Il a averti d’un risque de crise de liquidité et de défaut de paiement à l’horizon du second semestre 2026, pointant des tensions de trésorerie de l’État qui se répercutent directement sur le secteur privé.
 
Selon lui, trois facteurs conjugués fragilisent dangereusement les finances publiques : des besoins de financement élevés, un niveau d’endettement jugé préoccupant, et des contraintes accrues sur les marchés financiers. Cette conjonction, prévient-il, expose le Sénégal à une situation où l’État pourrait se retrouver dans l’incapacité d’honorer ses engagements financiers dans les délais requis.
 
Les effets de cette tension se font déjà sentir dans le tissu entrepreneurial. Birane Yaya Wane a cité le cas de l’homme d’affaires Khadim Bâ comme illustration des difficultés que traversent plusieurs opérateurs économiques, dans un contexte où les retards de paiement de l’État et la raréfaction des liquidités fragilisent les entreprises, grandes comme petites. Les révélations successives sur le niveau réel de la dette publique, les négociations avec le Fonds monétaire international et les tensions sur les marchés de capitaux régionaux avaient déjà contribué à éroder la confiance des investisseurs et des partenaires financiers, estime le président du CNDES. 
 
Pour le secteur privé, l’équation est simple et brutale : un État en tension de trésorerie, c’est des commandes publiques gelées, des délais de paiement allongés et des carnets de commandes qui se vident. Le CNDES appelle à des mesures urgentes pour desserrer l’étau avant que la situation ne devienne irréversible.
Jeudi 11 Juin 2026
Dakaractu



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