Le collectif des agents contractuels de l'administration publique et parapublique du Sénégal (CIAAS) a tenu, ce samedi, un point de presse à la CNTS/Keur Madia, en présence de plusieurs secrétaires généraux de centrales syndicales. Cette rencontre a servi de tribune pour dénoncer les conditions de vie et de travail des agents contractuels, jugées particulièrement difficiles.
S’exprimant devant la presse, Omar Dramé, coordonnateur du collectif et secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la pêche et de l’aquaculture du Sénégal, a dressé un constat alarmant. Selon lui, les agents contractuels, bien qu’ils participent activement au fonctionnement de l’administration et au développement du pays, ne bénéficient pas des mêmes droits que les fonctionnaires.
Il a notamment dénoncé l’absence de couverture sanitaire pour une grande partie de ces travailleurs, contrairement aux fonctionnaires qui disposent d’une prise en charge médicale à hauteur de 80 %. À cela s’ajoutent des difficultés liées à l’ancienneté, à l’évolution de carrière et à l’accès à la formation. « La majorité des contractuels financent eux-mêmes leurs formations, parfois à coups de millions, sans être reclassés après l’obtention de leurs diplômes », a-t-il regretté.
Le coordonnateur du CIAAS a également pointé du doigt le manque d’indemnités, notamment celles liées au logement ou aux risques professionnels. Il a en outre alerté sur la précarité sociale des contractuels, certains pouvant arriver à la retraite sans bénéficier d’une protection adéquate, faute de versement effectif des cotisations.
Face à ces difficultés, le collectif a formulé plusieurs propositions. Il réclame notamment le reversement effectif des cotisations sociales, l’accès à la couverture maladie universelle pour tous les contractuels et leur intégration progressive dans la fonction publique, considérée comme une solution durable.
Omar Dramé a révélé que l’État a recensé environ 29 000 agents contractuels, s’interrogeant sur les lenteurs dans la mise en œuvre de leur régularisation. Selon lui, cette intégration permettrait de sécuriser les emplois et de réduire les licenciements fréquents dans ce secteur.
À l’issue de cette rencontre, un mémorandum sera transmis aux centrales syndicales afin qu’elles portent ces revendications auprès des autorités. Tout en privilégiant le dialogue, le collectif n’exclut pas de passer à des actions plus fermes si aucune réponse concrète n’est apportée.
« Nous espérons que l’État sera à l’écoute et prendra des mesures à la hauteur des enjeux », a conclu le coordonnateur.
S’exprimant devant la presse, Omar Dramé, coordonnateur du collectif et secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la pêche et de l’aquaculture du Sénégal, a dressé un constat alarmant. Selon lui, les agents contractuels, bien qu’ils participent activement au fonctionnement de l’administration et au développement du pays, ne bénéficient pas des mêmes droits que les fonctionnaires.
Il a notamment dénoncé l’absence de couverture sanitaire pour une grande partie de ces travailleurs, contrairement aux fonctionnaires qui disposent d’une prise en charge médicale à hauteur de 80 %. À cela s’ajoutent des difficultés liées à l’ancienneté, à l’évolution de carrière et à l’accès à la formation. « La majorité des contractuels financent eux-mêmes leurs formations, parfois à coups de millions, sans être reclassés après l’obtention de leurs diplômes », a-t-il regretté.
Le coordonnateur du CIAAS a également pointé du doigt le manque d’indemnités, notamment celles liées au logement ou aux risques professionnels. Il a en outre alerté sur la précarité sociale des contractuels, certains pouvant arriver à la retraite sans bénéficier d’une protection adéquate, faute de versement effectif des cotisations.
Face à ces difficultés, le collectif a formulé plusieurs propositions. Il réclame notamment le reversement effectif des cotisations sociales, l’accès à la couverture maladie universelle pour tous les contractuels et leur intégration progressive dans la fonction publique, considérée comme une solution durable.
Omar Dramé a révélé que l’État a recensé environ 29 000 agents contractuels, s’interrogeant sur les lenteurs dans la mise en œuvre de leur régularisation. Selon lui, cette intégration permettrait de sécuriser les emplois et de réduire les licenciements fréquents dans ce secteur.
À l’issue de cette rencontre, un mémorandum sera transmis aux centrales syndicales afin qu’elles portent ces revendications auprès des autorités. Tout en privilégiant le dialogue, le collectif n’exclut pas de passer à des actions plus fermes si aucune réponse concrète n’est apportée.
« Nous espérons que l’État sera à l’écoute et prendra des mesures à la hauteur des enjeux », a conclu le coordonnateur.
Autres articles
-
Culture - « Dou Bayi », La chanson qui réveille la force du collectif chez les adolescentes sénégalaises
-
Avis de disparition : Mouhamadou Moustapha Ndiaye (12 ans) introuvable depuis lundi à Castors
-
Marché de Potou : les producteurs d’oignon entre espoir et inquiétudes face à la concurrence
-
Deepseek et Huawei : Comment la Chine s'affranchit de la tutelle technologique américaine ( Par Alioune BA )
-
Fondation des Premières Dames : la Coalition Diomaye Président dénonce une campagne de désinformation




