À Mbour, une affaire d’escroquerie aux faux visas prend une tournure aussi spectaculaire qu’inquiétante. Une femme enceinte de huit mois, déjà jugée pour des faits similaires, se retrouve à nouveau devant la justice pour avoir soutiré des millions à des candidats à l’émigration. Une affaire révélée par le quotidien L’Observateur, qui met en lumière un système bien rodé de promesses illusoires et de désespoir exploité.
Selon L’Observateur, O. Diallo n’en est pas à son premier passage devant le tribunal. Le 7 avril dernier, elle avait été condamnée à six mois de prison avec sursis pour escroquerie. Mais à peine libérée, elle est rattrapée par une vague de nouvelles plaintes, bien plus lourdes.
Le piège du “visa garanti”
Tout commence en décembre 2025. O. Diallo entre en contact avec plusieurs candidats à l’émigration, principalement entre Dakar, Niacoulrab et Saly Portudal. À chacun, elle promet monts et merveilles : des visas pour les États-Unis ou le Canada, accompagnés de contrats de travail d’un an, avec à la clé une possible nationalité étrangère.
Pour crédibiliser son discours, elle prétend travailler avec des partenaires européens et affirme effectuer régulièrement des voyages entre le Sénégal et l’Europe. Un récit bien ficelé qui séduit de nombreuses victimes.
Les sommes versées varient entre 2,5 et 4,5 millions de FCFA par personne. Au total, la mise en cause aurait encaissé près de 20 millions de FCFA.
Disparition et traque policière
Une fois l’argent récupéré, la date du voyage est fixée au 31 janvier 2026. Mais à l’approche de l’échéance, O. Diallo devient injoignable. Elle multiplie les stratagèmes pour échapper à ses victimes, alternant cachettes entre Dakar et la Petite-Côte.
Finalement, elle est arrêtée en mars par les policiers du commissariat urbain de Saly Portudal, suite à une plainte déposée par deux victimes ayant perdu 5 millions FCFA.
Une récidive qui aggrave son cas
Lors de sa première comparution, elle s’était engagée à rembourser les plaignants en vendant un terrain. Mais le jour même de sa libération, une dizaine d’autres victimes surgissent, faisant exploser le montant total du préjudice.
À la barre du tribunal de grande instance de Mbour, la prévenue, en pleurs, reconnaît les faits. Elle détaille même sa méthode. Toutefois, elle tente de se décharger en accusant un certain “M. Thiam”, présenté comme le cerveau du réseau, qui aurait disparu avec l’argent.
Une version rejetée par le parquet. Selon le procureur, ce nom n’apparaît dans aucune pièce du dossier.
Une lourde peine requise
Face à la gravité des faits et à la récidive, le ministère public a requis deux ans de prison ferme contre O. Diallo. Les parties civiles réclament, quant à elles, le remboursement intégral des sommes versées, ainsi que 27 millions FCFA de dommages et intérêts.
Le verdict est attendu le 12 mai 2026.
Selon L’Observateur, O. Diallo n’en est pas à son premier passage devant le tribunal. Le 7 avril dernier, elle avait été condamnée à six mois de prison avec sursis pour escroquerie. Mais à peine libérée, elle est rattrapée par une vague de nouvelles plaintes, bien plus lourdes.
Le piège du “visa garanti”
Tout commence en décembre 2025. O. Diallo entre en contact avec plusieurs candidats à l’émigration, principalement entre Dakar, Niacoulrab et Saly Portudal. À chacun, elle promet monts et merveilles : des visas pour les États-Unis ou le Canada, accompagnés de contrats de travail d’un an, avec à la clé une possible nationalité étrangère.
Pour crédibiliser son discours, elle prétend travailler avec des partenaires européens et affirme effectuer régulièrement des voyages entre le Sénégal et l’Europe. Un récit bien ficelé qui séduit de nombreuses victimes.
Les sommes versées varient entre 2,5 et 4,5 millions de FCFA par personne. Au total, la mise en cause aurait encaissé près de 20 millions de FCFA.
Disparition et traque policière
Une fois l’argent récupéré, la date du voyage est fixée au 31 janvier 2026. Mais à l’approche de l’échéance, O. Diallo devient injoignable. Elle multiplie les stratagèmes pour échapper à ses victimes, alternant cachettes entre Dakar et la Petite-Côte.
Finalement, elle est arrêtée en mars par les policiers du commissariat urbain de Saly Portudal, suite à une plainte déposée par deux victimes ayant perdu 5 millions FCFA.
Une récidive qui aggrave son cas
Lors de sa première comparution, elle s’était engagée à rembourser les plaignants en vendant un terrain. Mais le jour même de sa libération, une dizaine d’autres victimes surgissent, faisant exploser le montant total du préjudice.
À la barre du tribunal de grande instance de Mbour, la prévenue, en pleurs, reconnaît les faits. Elle détaille même sa méthode. Toutefois, elle tente de se décharger en accusant un certain “M. Thiam”, présenté comme le cerveau du réseau, qui aurait disparu avec l’argent.
Une version rejetée par le parquet. Selon le procureur, ce nom n’apparaît dans aucune pièce du dossier.
Une lourde peine requise
Face à la gravité des faits et à la récidive, le ministère public a requis deux ans de prison ferme contre O. Diallo. Les parties civiles réclament, quant à elles, le remboursement intégral des sommes versées, ainsi que 27 millions FCFA de dommages et intérêts.
Le verdict est attendu le 12 mai 2026.
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