Société : retour sur quelques drames de sénégalais morts lors de leur formation militaire de 2013 à nos jours.


Le décès d’éléments des forces de défense et de sécurité, au cours de leur formation tend à devenir une routine. Depuis vendredi dernier, celui de l’élève-adjudant occupe l’actualité au Sénégal. Ce sont des soldats, de jeunes policiers, sapeurs-pompiers, bref tous les corps militaires et paramilitaires qui un jour, ont noté des pertes, en cours de formation. Comme pour faire un petit rappel de ces faits analogues ayant marqué d’une pierre blanche des décès dans les rangs de ceux qui sont appelés ‘’hommes de tenue’’, Dakaractu remet à jour quelques cas similaires.
 
Et c’est tout naturellement qu’est évoquée d’emblée la mort de l’élève-adjudant Papa Kader Johnson. En formation à l’Ecole nationale de Police, il est décédé le vendredi 23 avril 2021 à l’Hôpital Principal de Dakar suite ‘’à de graves blessures reçues au cours de ses entraînements’’. En conclusion, son décès a été assimilé à ‘’une mort naturelle’’. Des faits étayés par les résultats de l’autopsie. Une cause contestée par le père du policier décédé. 
 
La famille Jonshon, déterminée à ce que toute la lumière soit faite pour élucider les causes exactes de leur enfant, dit ne pas exclure d’engager les poursuites pour que les responsabilités soient situées. La victime se portait très bien et ne souffrait d’aucune maladie, a déclaré Me Jonshon, le père. 
 
À Thiès, s’était produit le 6 décembre 2013, le décès, en pleine formation, d’un jeune sapeur-pompier qui répondait au nom de Chérif Ndao (36 ans), après 3 jours de coma. Dans cette affaire, il est finalement évoqué la responsabilité de ceux qui encadraient le défunt soldat du feu. ‘’Il a été torturé à mort au Camp Michel Legrand de Thiès’’, indiquent ses proches. Comme pour conforter leurs dires, le certificat de genre de mort qui a été délivré aux proches du défunt soldat a fait état de blessures inouïes dont une cassure au niveau des côtes. Cette affaire a conduit, à l’issue de l’enquête à l’inculpation de sept (07) sapeurs-pompiers, dont deux (02) adjudants pour des faits de ‘’torture et actes de barbarie ayant entrainé la mort’’. 
 
Dans ce même lieu de formation, dédié au Groupement mobile d’intervention (Gmi) appelé Camp Michel Legrand de Thiès : Mamadou Ndiaye a été tué au cours de sa formation, au cours du mois de février 2013. Le premier rapport de son autopsie avait montré que le défunt est parti d’une mort naturelle. Une explication qui n’a pas convaincu la famille du défunt policier. Cette dernière, ayant des doutes sur les conclusions de l'autopsie effectuée par le médecin légiste de l’Hôpital Aristide Le Dantec qui a conclu à une mort pour insuffisance cardiaque, a réclamé une contre-autopsie. Elle soupçonnait des sévices qui ont été fatals à leur parent. 
 
Le 1e mars, la police nationale qui a profité de la cérémonie de levée du corps du défunt à l'Hôpital Aristide Le Dantec avait juste promis une assistance à la femme et aux enfants du jeune policier mort dans l'exercice de ses fonctions.
 
Cette expérience triste, la gendarmerie nationale l’a aussi connue. La victime, Oumar Ndour, avait trouvé la mort en pleine manœuvre militaire. C’était dans les rangs de la Gign (Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale). Le décès est survenu lors de l’exercice ‘’Summit Challenge 2019’’ organisé par le Bureau régional de Sécurité de l’Ambassade des États-Unis à Dakar, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Lors des manœuvres, un membre dudit Groupement d’intervention est décédé brutalement. Il participait aux opérations au Centre régional d’entraînement tactique avec l’armée américaine quand il a fait une chute mortelle. Il était réputé pourtant ‘’très endurant tout au long de la formation’’, et c’est lorsqu’il effectuait la dernière épreuve qu’il est tombé. De cette chute, il ne se relèvera jamais.
Mardi 27 Avril 2021
Dakaractu



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