Réaction d’Aldiouma Sow au discours de Sonko à Touba : « Passer 48h dans ce département, ça s’appelle brasser du vent. C’est prêcher dans le désert »


Alors que Ousmane Sonko multipliait les prises de parole à Touba ce week-end, Aldiouma Sow a choisi la métaphore pour répondre : celle du désert, et celle du vent qu’on brasse sans jamais le saisir. Pour le membre de la coalition Diomaye President, l’équation est simple. Un homme politique qui parcourt un département entier, y consacre deux journées pleines, y multiplie les rencontres mais s’adresse à des élus et des cadres locaux qui, dans leur immense majorité, ont depuis longtemps rejoint le camp présidentiel. Que reste-t-il d’un tel exercice, sinon son inutilité ? « Prêcher dans le désert », résume-t-il, avant de considérer que même le Café Touba, pourtant symbole local par excellence, n’aurait ici plus « d’arôme ».
 
Mais la charge d’Aldiouma Sow ne s’arrête pas au terrain. Elle remonte jusqu’au cœur de la bataille institutionnelle qui a opposé, ces dernières semaines, la présidence de la République au président de l’Assemblée nationale. Il revient sur la réforme constitutionnelle portée par Sonko, celle qui devait, selon lui, offrir au perchoir la capacité de censurer le gouvernement à volonté. Un projet mort-né, estime-t-il, depuis que le Conseil constitutionnel l’a retoqué à la suite d’un recours déposé par Bassirou Diomaye Faye lui-même.
 
Aldiouma Sow ne vise plus Pastef dans son ensemble, mais ce qu’il appelle des « Sonko-dépendants » : des fidèles qu’il accuse de confondre leur loyauté personnelle avec la ligne du parti, et dont l’incapacité supposée à lire correctement la Constitution les empêcherait, dit-il, d’admettre une réalité désormais actée, celle d’un président de l’Assemblée aux pouvoirs considérablement rognés.
Lundi 13 Juillet 2026
Dakaractu



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