Le Front syndical pour la défense du travail et le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public ne parlent pas visiblement le même langage. Face aux représentants des centrales syndicales réunis hier, le ministre Mamadou Lamine Dianté a semblé remettre en cause la légitimité des centrales à déposer un préavis de grève, arguant que seuls les syndicats de base en auraient la prérogative.
Une lecture contestée par les acteurs des mouvements syndicaux comme El Hadji Ayé Boun Malick Diop, Secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Justice (SYTJUST). En effet, lors d’un entretien téléphonique avec Dakaractu, le syndicaliste balaie l’argument du vice de procédure brandi par le ministre et rappelle que le préavis du Front syndical est déposé depuis le 11 mars 2026, soit plusieurs mois avant la sortie ministérielle. « Notre position est que l’argument de vice de procédure que le ministre invoque ne tient pas la route », martèle-t-il, avant d’ajouter que le gouvernement, informé depuis mars, avait largement le temps de signaler toute irrégularité s’il en existait.
Pour le SG du SYTJUST, la règle est claire. En réalité, les centrales syndicales ont le droit de déposer des préavis de grève et il appartient ensuite au gouvernement de les étudier pour y répondre favorablement, non de leur opposer une contestation tardive de forme.
Ayé Boun Malick Diop estime que le ministre serait en train de vouloir réinventer les règles du syndicalisme sénégalais. Il rapporte les propos tenus par ce dernier, qui aurait affirmé que « les centrales ne peuvent pas déposer de préavis de grève », seuls les syndicats de base disposant, selon lui, de cette prérogative. « C’est quel type de syndicalisme ? Ce n’est pas la bonne démarche », a-t-il déclaré.
Un bras de fer qui s’annonce comme un nouveau point de friction entre le gouvernement et le front intersyndical, dans un contexte social déjà sous tension.
Une lecture contestée par les acteurs des mouvements syndicaux comme El Hadji Ayé Boun Malick Diop, Secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Justice (SYTJUST). En effet, lors d’un entretien téléphonique avec Dakaractu, le syndicaliste balaie l’argument du vice de procédure brandi par le ministre et rappelle que le préavis du Front syndical est déposé depuis le 11 mars 2026, soit plusieurs mois avant la sortie ministérielle. « Notre position est que l’argument de vice de procédure que le ministre invoque ne tient pas la route », martèle-t-il, avant d’ajouter que le gouvernement, informé depuis mars, avait largement le temps de signaler toute irrégularité s’il en existait.
Pour le SG du SYTJUST, la règle est claire. En réalité, les centrales syndicales ont le droit de déposer des préavis de grève et il appartient ensuite au gouvernement de les étudier pour y répondre favorablement, non de leur opposer une contestation tardive de forme.
Ayé Boun Malick Diop estime que le ministre serait en train de vouloir réinventer les règles du syndicalisme sénégalais. Il rapporte les propos tenus par ce dernier, qui aurait affirmé que « les centrales ne peuvent pas déposer de préavis de grève », seuls les syndicats de base disposant, selon lui, de cette prérogative. « C’est quel type de syndicalisme ? Ce n’est pas la bonne démarche », a-t-il déclaré.
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