Les 186 organismes publics placés sous le suivi du Ministère des Finances ont affiché, à fin mars 2026, un taux d’exécution budgétaire global de seulement 13,4%, sur un budget cumulé de 2.384,8 milliards de francs CFA, selon le Rapport Trimestriel d’Exécution Budgétaire de Mars 2026.
Sur ce montant, les dépenses effectivement réalisées n’ont atteint que 319,8 milliards. Le fossé est particulièrement frappant du côté des investissements : sur 1.183,7 milliards prévus pour financer des dépenses en capital, seuls 80,8 milliards ont été décaissés, soit un taux d’exécution de 6,8% à peine. Les dépenses de fonctionnement, mieux orientées, ont été exécutées à hauteur de 238,9 milliards, représentant 19,9% des crédits ouverts. La masse salariale de ces entités s’est établie à 86,3 milliards, soit 21,7% des 397,4 milliards inscrits au titre des dépenses de personnel — un rythme qui reste modéré pour un premier trimestre.
À contre-courant, les recettes propres de ces organismes affichent une meilleure dynamique, avec 493,9 milliards mobilisés, correspondant à 20,7% des prévisions annuelles. Un niveau qui contraste avec la lenteur de la dépense et témoigne d’une capacité à générer des ressources que la machine administrative peine encore à transformer en réalisations concrètes.
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