Procès Khalifa Sall : L'agent judiciaire défend son intérêt à agir


Procès Khalifa Sall : L'agent judiciaire défend son intérêt à agir
La présence de l'État dans l'affaire de la caisse d'avance se justifie pour plusieurs raisons, selon Antoine Diome. L'Agent judiciaire est convaincu que l'État a subi un préjudice né directement de l'infraction commise par Khalifa Sall et autres. "Le préjudice est à la fois matériel et moral", si l'on en croit le magistrat. C'est pourquoi l'Etat, dit-il, a bien intérêt à agir dans le dossier.
"Ne pas comprendre la compétence transversale de l'Agent judiciaire, c'est faire une lecture  parcellaire des textes", estime le représentant de l'Etat. Il se désole de la "transformation (faite par les avocats de la défense) de l'histoire procédurale du dossier de Khalifa Sall".
"C'est la défense qui nous a invité dans la procédure. Aujourd'hui, elle veut nous écarter", révèle Antoine Diome, évoquant une lettre par laquelle les avocats de Khalifa Sall avaient communiqué d'une demande de liberté provisoire de leur client. "C'était le 23 mars 2017, alors que l'Agent judiciaire ne s'était même pas encore constitué", se rappelle le magistrat. L'Aje ne veut point se substituer au représentant du Conseil municipal de la Ville pour se constituer partie civile. Il se dit compétent pour ester en justice. Le principe de l'autonomisation financière ne peut justifier une indépendance de la Mairie de Dakar vis-à-vis de l'État. C'est du moins l'avis de l'ancien procureur près de Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei)...
Mercredi 24 Janvier 2018
Dakaractu



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