Un risque d’épidémie d’hantavirus? L’OMS se prononce sur le cas du navire au Cap-Vert


Le foyer suspecté d’hantavirus ayant causé trois décès à bord d’un navire de croisière amarré à Praia, au Cap-Vert, présente un “faible risque” de propagation, a estimé lundi l’OMS.

“Le risque pour l’ensemble du public demeure faible. Il n’y a aucune raison de céder à la panique ni d’imposer des restrictions de voyage”, a jugé Hans Kluge, le directeur régional de l’OMS pour l’Europe, dans un communiqué, soulignant que les infections à hantavirus étaient rares, généralement liées à l’exposition à des rongeurs infectés et ne se transmettaient “pas facilement entre personnes”.

Les passagers bloqués à bord

Cette annonce a été faite peu après la confirmation que les passagers du navire n’avaient pas l’autorisation de débarquer au Cap-Vert, les autorités du pays insulaire ayant fait état de leur opposition à cette démarche par mesure de précaution. À ce stade, trois passagers sont décédés après avoir fait des malaises à bord, dont deux ressortissants néerlandais. Un Britannique de 69 ans est toujours en soins intensifs.

 

Les circonstances exactes de ces décès restent à déterminer, mais les soupçons se portent vers un variant du hantavirus, généralement transmis des rongeurs à l’homme. Ce virus compte des dizaines de variants et peut être mortel dans les cas les plus graves. Il pourrait plus rarement s’agir d’un variant transmissible d’homme à homme.
 

Lundi 4 Mai 2026
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