L’affaire jugée le mardi 21 juillet 2026 par la Chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye porte sur des faits particulièrement graves commis sur deux enfants âgées de moins de 13 ans.
Cheikh Badiane, coxeur de profession, est accusé d’avoir abusé de deux fillettes âgées respectivement de 8 et 9 ans. Les faits auraient commencé au début de l’année 2023, dans le secteur très fréquenté de Pikine-Tally Boumack.
L’homme n’était pas inconnu des mères des victimes. Originaire du même environnement villageois, il entretenait avec elles une proximité sociale et culturelle qui aurait contribué à installer un climat de confiance.
Occupées à vendre des fruits, des vêtements, des chaussures et du café au bord de la chaussée, les commerçantes auraient parfois confié à Cheikh Badiane la surveillance de leurs étals et de leurs enfants.
Selon L’Observateur, l’accusé aurait profité de ces absences pour s’isoler avec les fillettes. Il aurait disposé des caisses de fruits autour de lui afin de se soustraire aux regards des passants.
Les enfants ont décrit des attouchements répétés et des violences sexuelles. Le prévenu leur aurait également donné de petites sommes d’argent et les aurait menacées afin de les empêcher de parler.
Lorsque l’environnement devenait trop risqué, notamment à la tombée de la nuit, l’homme aurait déplacé les rencontres vers des locaux déserts d’une école primaire située à proximité.
Le calvaire des fillettes aurait été découvert grâce à la vigilance de D. Mbengue, vendeur de lunettes installé dans la même zone.
Celui-ci aurait été témoin d’une scène impliquant l’accusé et l’une des enfants. Il a immédiatement alerté une mère, permettant ainsi de faire éclater l’affaire.
Interrogées, les fillettes auraient livré des récits concordants. Les mères, initialement réticentes à engager une procédure judiciaire, ont finalement déposé plainte devant la gravité des révélations et l’attitude prêtée à l’accusé.
Selon L’Observateur, Cheikh Badiane aurait tenu devant les enquêteurs une phrase particulièrement choquante, laissant entendre qu’il s’était tourné vers les filles parce qu’il ne pouvait pas obtenir les faveurs de leurs mères.
À la barre, le prévenu a toutefois choisi de nier catégoriquement les faits. Il a affirmé avoir signé les procès-verbaux sans en comprendre le contenu.
Il a tenté d’expliquer sa présence auprès des enfants par un simple geste d’affection effectué lors d’une soirée de lutte retransmise à la télévision. Il a également évoqué un différend financier portant sur une dette de câblage de 25 000 FCFA.
Le représentant du ministère public a rejeté les arguments de la défense. Il a considéré que les faits étaient établis par la concordance des déclarations des deux victimes et par le témoignage du vendeur de lunettes.
Le parquet a dénoncé un comportement d’adulte ayant abusé de la confiance des familles et brisé l’innocence de deux enfants. Il a requis une peine de dix ans de réclusion criminelle.
Les avocats de la défense ont insisté sur le caractère très fréquenté du lieu où certains faits auraient été commis. Ils ont plaidé l’improbabilité des accusations et demandé à la Chambre criminelle de faire bénéficier leur client du doute.
Les mères des deux enfants n’ont réclamé aucune somme au titre des dommages et intérêts. L’affaire a été mise en délibéré au 4 août 2026.
Cheikh Badiane, coxeur de profession, est accusé d’avoir abusé de deux fillettes âgées respectivement de 8 et 9 ans. Les faits auraient commencé au début de l’année 2023, dans le secteur très fréquenté de Pikine-Tally Boumack.
L’homme n’était pas inconnu des mères des victimes. Originaire du même environnement villageois, il entretenait avec elles une proximité sociale et culturelle qui aurait contribué à installer un climat de confiance.
Occupées à vendre des fruits, des vêtements, des chaussures et du café au bord de la chaussée, les commerçantes auraient parfois confié à Cheikh Badiane la surveillance de leurs étals et de leurs enfants.
Selon L’Observateur, l’accusé aurait profité de ces absences pour s’isoler avec les fillettes. Il aurait disposé des caisses de fruits autour de lui afin de se soustraire aux regards des passants.
Les enfants ont décrit des attouchements répétés et des violences sexuelles. Le prévenu leur aurait également donné de petites sommes d’argent et les aurait menacées afin de les empêcher de parler.
Lorsque l’environnement devenait trop risqué, notamment à la tombée de la nuit, l’homme aurait déplacé les rencontres vers des locaux déserts d’une école primaire située à proximité.
Le calvaire des fillettes aurait été découvert grâce à la vigilance de D. Mbengue, vendeur de lunettes installé dans la même zone.
Celui-ci aurait été témoin d’une scène impliquant l’accusé et l’une des enfants. Il a immédiatement alerté une mère, permettant ainsi de faire éclater l’affaire.
Interrogées, les fillettes auraient livré des récits concordants. Les mères, initialement réticentes à engager une procédure judiciaire, ont finalement déposé plainte devant la gravité des révélations et l’attitude prêtée à l’accusé.
Selon L’Observateur, Cheikh Badiane aurait tenu devant les enquêteurs une phrase particulièrement choquante, laissant entendre qu’il s’était tourné vers les filles parce qu’il ne pouvait pas obtenir les faveurs de leurs mères.
À la barre, le prévenu a toutefois choisi de nier catégoriquement les faits. Il a affirmé avoir signé les procès-verbaux sans en comprendre le contenu.
Il a tenté d’expliquer sa présence auprès des enfants par un simple geste d’affection effectué lors d’une soirée de lutte retransmise à la télévision. Il a également évoqué un différend financier portant sur une dette de câblage de 25 000 FCFA.
Le représentant du ministère public a rejeté les arguments de la défense. Il a considéré que les faits étaient établis par la concordance des déclarations des deux victimes et par le témoignage du vendeur de lunettes.
Le parquet a dénoncé un comportement d’adulte ayant abusé de la confiance des familles et brisé l’innocence de deux enfants. Il a requis une peine de dix ans de réclusion criminelle.
Les avocats de la défense ont insisté sur le caractère très fréquenté du lieu où certains faits auraient été commis. Ils ont plaidé l’improbabilité des accusations et demandé à la Chambre criminelle de faire bénéficier leur client du doute.
Les mères des deux enfants n’ont réclamé aucune somme au titre des dommages et intérêts. L’affaire a été mise en délibéré au 4 août 2026.
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