Operation de vente des cartes du pds à Kolda : Tidiane Mansaké Tamba (responsable pds) « nous voulons faire du pds l’un des plus grandes formations politiques de Kolda…le pds s’organise pour qu’il soit l’alternative pour un cinquième président… »


L’ex candidat du PDS aux dernières locales, Tidiane Mansaké Tamba, a accordé une interview à Dakaractu/Kolda sur la vente des cartes de son parti, la situation politique nationale et locale. Dans cette optique, il estime que la vente des cartes se déroule bien car ils « occupent le terrain ». Dans la foulée, il soutient qu’un probable troisième mandat de l’actuel président de la République serait anticonstitutionnel et mettrait le pays dans une « instabilité politique ». C’est pourquoi, il estime que le PDS se prépare à être un parti fort au Fouladou pour bien se positionner pour 2024 pour gagner la présidentielle. Cependant, il est revenu sur la gestion de la nouvelle équipe municipale conduite par Mame Boye Diao. 

Selon lui, ce dernier est en train de « marquer quelques points » avec la restructuration des quartiers de Hiléle et de Gadapara. 

« Je remercie le Pds de m’avoir fait commissaire politique pour la zone d’Oussouye. Et pour moi en tant que jeune politique, c’est très important car ça me donne beaucoup d’expérience sur le terrain. Et pour le projet de vente des cartes et de restructuration de notre parti et de mobilisation, les choses se déroulent normalement. » En ce sens, il souligne : « depuis plus d’un an, les gens sont sur le terrain pour le projet de réorganisation, de remobilisation et de la vente de cartes du parti. Et à Kolda, nous avons l’implication de tous les responsables du Pds au niveau local dans le processus, conformément aux directives du SG national maitre Abdoulaye Wade. Nous sommes sur le terrain pour rencontrer nos militants, nos sympathisants. De même que nous rencontrons dans cette dynamique ceux mêmes qui n’ont jamais voulu être dans la chose politique.  Ces derniers pour moi pensent qu’à l’orée de 2024, il y’a une vision claire, un candidat solide qui est le frère Karim Meïssa Wade. Et pour y arriver, on y va crescendo... » 

Sur les objectifs, il dira :  « les objectifs c’est d’être sur le terrain en vendant les cartes. Déjà, moi en tant qu’ex candidat aux dernières locales en ayant une base, je sais combien de voix j’ai pu engranger. Mais c’est une orientation claire vis-à-vis de ce qu’on a mis en place depuis les locales. » À ce titre, il estime que « aujourd’hui, quand on va vers la restructuration du parti, les militants à la base ont envie de voir des responsables qui donnent de l’assurance et de la  garantie pour conduire une politique locale. Cependant, nous pensons qu’il y a aussi d’autres qui ne bougeaient pas mais qui pensent qu’aujourd’hui un Tidiane Tamba ou un tel pourrait faire un secrétaire ou président de la fédération départementale du Pds. Mais ce qui est sûr, c'est que le Pds est fortement installé à Kolda et il faut juste stimuler cette envie de reprendre la marche vers le pouvoir. » 

Revenant sur la force de l’opposition à l’échelle locale, il précise « aux dernières locales si on était tous fortement mobilisés on allait battre le parti au pouvoir. Et ceci s’est avéré pendant les législatives où les gens ont accentué leur désir de changement dans la commune et dans le département. C’est pourquoi, jamais dans le monde rural l’opposition n’a atteint un tel niveau de score. Et ceci a été le résultat d’un éveil de conscience. » Dans la foulée, il avance « pendant les législatives, nous sommes sortis majoritairement en gagnant presque tous les bureaux de vote à Kolda. Ainsi, j’ose croire que l’opposition aujourd’hui a repris du poil de la bête et cela va crescendo. Et on va vers des échéances très importantes notamment la présidentielle de 2024. Plus on y va mieux avec une bonne structuration, plus on a des chances de gagner cette présidentielle. » 

Dans la même lancée, il avise : « un troisième mandant n’est pas forcement nécessaire au Sénégal. Et pour cela, je pense que toutes les personnes averties l’ont dit vu le contexte dans lequel le pays est. On n'y gagnerait rien vu le contexte d’instabilité dans la sous-région. C’est pourquoi, je ne pense qu’on ne gagnerait rien à parler de troisième mandat. En Afrique, d’après l’ex president Abdou Diouf, deux mandats seulement suffisent pour travailler.  D’ailleurs, je pense que même l’actuel président l’a dit : si on n’a pas pu faire quelque chose en dix ans ce n’est pas en cinq ans de plus qu’on pourrait le faire. » En ce sens, il alerte « pour la stabilité du pays, il ne faut pas créer un élément qui va déstabiliser le pays car les enjeux qui nous attendent sont importants comme la gestion du gaz et du pétrole. C’est pourquoi, le Pds s’organise pour qu’il soit l’alternative pour un cinquième président du Sénégal. » 

Sur la gestion du maire, il avance « je vais être un peu plus tolérant sur les dix mois du maire Mame Boye Diao. Et cela va surprendre beaucoup d’individus. C’est pourquoi, je pense qu’en dix mois c’est la phase d’audit, de constat et de mise en œuvre d’un plan de développement local. Et s’il y’a un plan de développement communal qui est bien structuré tant mieux, mais cela m’étonnerait car je ne l’ai pas vu encore. » Cependant, se félicite-t-il, « il y’a des points que j’ai aimés en tant qu’opposant comme la restructuration du cadre domanial. Et si cela est fait les populations vont être bien soulagées à cause des inondations. Je pense que le maire a commencé par les quartiers de hiléle et gadapara en procédant par des assemblées générales où les populations se sont exprimées sur le projet. C’est pourquoi, il faut aider le maire à travailler mais en leur disant la vérité à chaque fois que c’est nécessaire. On est obligé de faire avec cette équipe puisqu’elle est là pour cinq ans… »  

Madou Diallo 

Jeudi 17 Novembre 2022
Dakaractu



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