Nguendouf, commune de Bambilor. Une scène macabre, une inhumation précipitée, des rumeurs persistantes… et désormais, une décision ferme du parquet : le corps de Serigne Issa Touré, repêché au fond d’un puits, a été exhumé sur ordre du procureur de Rufisque pour autopsie. L’affaire, déjà enveloppée de mystères, entre dans une nouvelle phase judiciaire.
Une disparition longue de 50 jours… et une découverte bouleversante
Mercredi 23 juillet 2025. Après un mois et 20 jours de disparition inexpliquée, le guide religieux Serigne Issa Touré est retrouvé sans vie dans un puits situé dans le village de Nguendouf. L’annonce, tombée en début d’après-midi, provoque un choc au sein de sa communauté et bien au-delà.
L’identification formelle du corps ne laisse aucun doute. Mais très vite, l’émotion fait place aux interrogations : comment un marabout aussi influent a-t-il pu disparaître aussi longtemps sans laisser de trace, pour finalement être retrouvé dans de telles circonstances ?
Une inhumation discrète qui interroge
Ce qui intrigue encore plus, ce sont les conditions de l’enterrement. Moins de 24 heures après le repêchage, le corps est inhumé dans la plus grande discrétion par un groupe restreint de proches. L’argument avancé ? L’état de décomposition avancée du cadavre nécessitait une inhumation rapide. Mais cette justification est loin de convaincre tout le monde.
Plusieurs membres de la famille élargie dénoncent un enterrement précipité et opaque. Pour eux, cette démarche alimente davantage les soupçons que le silence, laissant planer l’idée d’une volonté délibérée d’étouffer certaines vérités.
Le procureur réagit : exhumation et autopsie en urgence
Face aux tensions croissantes et au flou total sur les causes du décès, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Rufisque, Cheikh Diakhompa, a décidé d’agir rapidement. Selon les informations de L’Observateur, il a émis, dès jeudi matin, une réquisition ordonnant l’exhumation du corps aux fins d’autopsie.
Les sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour extraire la dépouille et la transférer à la morgue de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff. Une équipe de médecins légistes a entamé les premières analyses dès l’arrivée du corps. Les résultats pourraient être disponibles dès vendredi, et devraient être transmis sans délai au procureur pour orienter les suites de l’enquête.
Une enquête aux multiples zones d’ombre
La Brigade de gendarmerie de Bambilor est désormais chargée de l’enquête judiciaire. Plusieurs énigmes troublantes attendent les enquêteurs. Parmi elles : qui a découvert le corps ? Et comment ces individus ont-ils su qu’un cadavre se trouvait précisément au fond de ce puits profond d’environ cinq mètres ?
Autre question majeure : comment Serigne Issa Touré, âgé et affaibli, aurait-il pu accéder seul à ce puits ? Le scénario d’un suicide semble improbable selon plusieurs proches et observateurs. A-t-il été poussé ? Y a-t-il eu une main criminelle ? Et si oui, pourquoi cette volonté apparente de procéder à une inhumation rapide, en dehors des circuits habituels ?
Autant d’interrogations que les gendarmes s’efforcent aujourd’hui de clarifier, dans un climat de grande sensibilité.
Une disparition longue de 50 jours… et une découverte bouleversante
Mercredi 23 juillet 2025. Après un mois et 20 jours de disparition inexpliquée, le guide religieux Serigne Issa Touré est retrouvé sans vie dans un puits situé dans le village de Nguendouf. L’annonce, tombée en début d’après-midi, provoque un choc au sein de sa communauté et bien au-delà.
L’identification formelle du corps ne laisse aucun doute. Mais très vite, l’émotion fait place aux interrogations : comment un marabout aussi influent a-t-il pu disparaître aussi longtemps sans laisser de trace, pour finalement être retrouvé dans de telles circonstances ?
Une inhumation discrète qui interroge
Ce qui intrigue encore plus, ce sont les conditions de l’enterrement. Moins de 24 heures après le repêchage, le corps est inhumé dans la plus grande discrétion par un groupe restreint de proches. L’argument avancé ? L’état de décomposition avancée du cadavre nécessitait une inhumation rapide. Mais cette justification est loin de convaincre tout le monde.
Plusieurs membres de la famille élargie dénoncent un enterrement précipité et opaque. Pour eux, cette démarche alimente davantage les soupçons que le silence, laissant planer l’idée d’une volonté délibérée d’étouffer certaines vérités.
Le procureur réagit : exhumation et autopsie en urgence
Face aux tensions croissantes et au flou total sur les causes du décès, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Rufisque, Cheikh Diakhompa, a décidé d’agir rapidement. Selon les informations de L’Observateur, il a émis, dès jeudi matin, une réquisition ordonnant l’exhumation du corps aux fins d’autopsie.
Les sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour extraire la dépouille et la transférer à la morgue de l’hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff. Une équipe de médecins légistes a entamé les premières analyses dès l’arrivée du corps. Les résultats pourraient être disponibles dès vendredi, et devraient être transmis sans délai au procureur pour orienter les suites de l’enquête.
Une enquête aux multiples zones d’ombre
La Brigade de gendarmerie de Bambilor est désormais chargée de l’enquête judiciaire. Plusieurs énigmes troublantes attendent les enquêteurs. Parmi elles : qui a découvert le corps ? Et comment ces individus ont-ils su qu’un cadavre se trouvait précisément au fond de ce puits profond d’environ cinq mètres ?
Autre question majeure : comment Serigne Issa Touré, âgé et affaibli, aurait-il pu accéder seul à ce puits ? Le scénario d’un suicide semble improbable selon plusieurs proches et observateurs. A-t-il été poussé ? Y a-t-il eu une main criminelle ? Et si oui, pourquoi cette volonté apparente de procéder à une inhumation rapide, en dehors des circuits habituels ?
Autant d’interrogations que les gendarmes s’efforcent aujourd’hui de clarifier, dans un climat de grande sensibilité.
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