Me Sidiki Kaba à l’école de Abdou Diouf : « Il faut dialoguer de tout avec un grand T »


Me Sidiki Kaba à l’école de Abdou Diouf : « Il faut dialoguer de tout avec un grand T »
Depuis 16 heures, ce vendredi, il se tient à Dakar un panel organisé par le CIRID (Centre Indépendant de Recherches et d’Initiatives pour le Dialogue)  et qui a pour thème : « Dynamiques de dialogue en Afrique : les exemples du Sénégal et du Maroc ». Présidant la rencontre où il représente le président de la République, le ministre des Affaires étrangères du Sénégal a souligné que « l’avenir de l’Afrique se fera par ses enfants et par personne d’autre ». « Il faut les préparer à faire cette histoire », laisse méditer l’avocat, en direct sur Dakaractu.
 
Me Sidiki Kaba, faisant la synthèse des travaux à la demande des panélistes, a salué la pertinence des contributions « livrées avec la plus grande pertinence ». « Il faut dévoiler le voile pour savoir », a conseillé le chef de la diplomatie sénégalaise, qui a mis le curseur sur les rappels historiques partagés, au cours du panel, par le Pr. Mbaye Thiam, archiviste et ancien directeur de l’Ecole des archivistes, bibliothécaires et documentalistes de Dakar (EBAD). Il a aussi revisité le corpus philosophique de Léopold Sédar Senghor, qui n’a ménagé aucun effort pour consolider « ce commun vouloir de vie commune ». 
 
Délivrant le message du président Macky Sall, Me Kaba a expliqué la pensée de son mentor qui, inaugurant hier l’aéroport Blaise Diagne de Diass, a remercié ses prédécesseurs. De l’avis du ministre : « Il faut partir de Senghor pour venir à lui ». Ainsi, il a rapporté que Macky Sall a félicité Abdou Diouf qui a institué la démocratie intégrale et Abdoulaye Wade pour avoir théorisé un modèle  économique basé sur les infrastructures pour bâtir le développement.
 
« Les démocraties ne se font pas la guerre », relève-t-il, parlant du dialogue politique qui alimente la presse depuis quelque temps. « Posons sur la table ce qui nous oppose ! », suggère le ministre. Celui-ci a rappelé les péripéties de la crise post-électorale de 1988, avec l’état d’urgence décrété. « Le président Abdou Diouf a eu le génie d’engager avec son adversaire principal un dialogue », se souvient le ministre des Affaires étrangères. Ainsi, dira-t-il, Diouf a pensé qu’il fallait discuter de tout avec grand T. Ce qui a conduit à l’adoption du Code consensuel de 1992.
Vendredi 8 Décembre 2017
Dakaractu




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