Mbour- Cyberharcèlement post-divorce — quand la rupture vire au cauchemar…: il salit l’honneur de son ex-femme pour la reconquérir


La cybercriminalité continue de faire des ravages dans le département de Mbour, prenant des formes de plus en plus intimes et destructrices. Après l’affaire retentissante des cyberprédateurs de Sindia, un nouveau dossier tout aussi glaçant vient confirmer l’ampleur du phénomène. Selon le quotidien L’Observateur, un homme a été écroué pour avoir diffusé des images obscènes de son ex-épouse, incapable d’accepter leur divorce.

 

Un divorce mal digéré, une jalousie obsessionnelle

Les faits mettent en cause M. Barry, maçon de profession, ressortissant guinéen établi à Sindia depuis plusieurs années. Divorcé depuis mai 2025 d’avec son épouse H. Diallo, restauratrice, l’homme n’a jamais accepté la rupture. D’après L’Observateur, cette séparation a fait naître chez lui une jalousie maladive, nourrie par un désir obsessionnel de reconquête, malgré un remariage intervenu entre-temps.

 

Incapable de tourner la page, M. Barry choisit la voie la plus abjecte : salir publiquement l’image de son ex-femme. Il publie et partage sur les réseaux sociaux des vidéos intimes et montages pornographiques mettant en scène H. Diallo, dans une logique de vengeance froide et calculée.

 

Des images obscènes qui traversent les frontières

L’affaire éclate le 20 janvier dernier. Ce jour-là, H. Diallo est alertée par des proches et des membres de sa famille basés en Guinée. Tous lui signalent la circulation, sur Facebook et Telegram, d’images obscènes la représentant. Très vite, les appels se multiplient. La restauratrice, sous le choc, tente désespérément de faire supprimer ces contenus, en vain.

 

Submergée par l’humiliation et la détresse, elle se rend à la Brigade de gendarmerie de Sindia, où elle dépose plainte contre son ex-mari, qu’elle soupçonne immédiatement. Les enquêteurs ne tardent pas à remonter jusqu’à M. Barry, qui est convoqué puis interpellé.

 

Des aveux sans détour

Lors de son audition, rapportée par L’Observateur, M. Barry reconnaît rapidement les faits. Il invoque une « jalousie excessive » et affirme avoir voulu, par ce geste, forcer son ex-épouse à revenir vers lui. Il admet avoir partagé les contenus dans un groupe Telegram de 36 personnes, après avoir essuyé un refus catégorique de H. Diallo.

 

L’enquête révèle également un élément aggravant : durant leur mariage, le couple disposait d’un compte Facebook commun, dont M. Barry détenait seul le mot de passe. Cette emprise numérique lui a permis, après le divorce, de conserver l’accès à des contenus privés, qu’il a exploités à des fins clairement malveillantes.

 

Une récidive qui ferme la porte à toute indulgence

Malgré ses excuses, H. Diallo refuse toute tentative de réconciliation. Elle explique aux enquêteurs que ce n’est pas la première fois que son ex-époux se livre à de tels agissements. Peu après le divorce, il avait déjà publié des collages pornographiques à son encontre, avant de solliciter son pardon à travers des médiations familiales.

 

Cette fois, la victime se montre ferme :

 

« Ce n’est pas la première fois qu’il fait cela, mais aujourd’hui, c’est ma dignité et ma vie privée qui sont bafouées. Je demande réparation », a-t-elle déclaré, selon L’Observateur.

 

Mandat de dépôt et procès attendu

Face à la gravité des faits, le parquet de Mbour a requis l’incarcération de M. Barry pour diffusion non consentie d’images à caractère pornographique, cyberharcèlement et atteinte à l’intimité de la vie privée. Le mis en cause a été placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Mbour.

 

Son procès est prévu le 3 février, une date désormais symbolique à Mbour, où plusieurs affaires de cyberviolences sexuelles attendent leur épilogue judiciaire.

Samedi 31 Janvier 2026
Dakaractu



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