La colonne de véhicules blindés a quitté à l'aube la ville de Niono, à 350 km au nord-est de Bamako. Niono est elle-même située à 60 km au sud de Diabali où des missions de reconnaissance ont été effectuées ces derniers jours par l'armée malienne.
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait indiqué dimanche que Diabali n'avait «pas encore» été reprise par les forces maliennes. «Tout laisse à penser que l'évolution de Diabali va être positive dans les heures qui viennent», avait-il cependant ajouté. L'armée malienne a patrouillé samedi en périphérie de Diabali, où la situation «n'est pas très claire», avait indiqué un officier français à Niono. Il avait cependant ajouté que, «a priori, les combattants rebelles ont quitté la ville», tout en soulignant leur «détermination à se battre et leur mobilité».
Un colonel de l'armée malienne avait de son côté affirmé: une «frange de la population de Diabali a adhéré aux thèses jihadistes et nous devons être prudents pour les prochaines heures».
Deux mille soldats français sont d’ores et déjà déployés au Mali
Deux mille soldats français sont d’ores et déjà déployés au Mali. Un chiffre qui va atteindre 2.500, et peut-être davantage, selon Paris. Pour leur part, les Etats membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont été appelés à fournir «sans plus tarder» les troupes promises à cette force qui a reçu mandat de l’ONU pour aider le Mali à reprendre le contrôle du nord du pays. Elle comprendra à terme quelque 5.800 soldats pour prendre le relais de la France.
Le président du Nouveau centre, Hervé Morin, a exprimé lundi sur LCI ses regrets sur la préparation de la guerre au Mali en insistant sur l'absence de présentation d'un plan militaire à l'ONU: «On a été assez mous sur l'accompagnement diplomatique du discours prononcé par François Hollande à l'ONU en septembre. Ainsi, de septembre à novembre, nous n'avons pas présenté de plan militaire pour constituer la force qui permettrait de protéger le Mali.»
Le député centriste de l'Eure a eu «le sentiment, aussi, que la tournée européenne ou africaine qui aurait permis de construire une force mieux dimensionnée - on se serait senti moins seul - n'a pas été faite comme il aurait fallu».
«L'Europe en retard d'une guerre» estime Alain Juppé
De son côté, Alain Juppé, a estimé ce lundi sur Europe 1 que la France doit être «plus active pour rétablir l'ordre constitutionnel au Mali». «Il n'est pas question d'accepter que le nord Mali devienne une espèce d'Etat islamiste» a poursuivi l'ancien Premier ministre tout en soulignant qu'«il est nécessaire de s'interroger sur les conditions de réussite de cette opération». Le maire de Bordeaux déclare également qu'«il faut que les pays européens mettent davantage le paquet pour former les troupes africaines. L'Europe comme d'habitude est en retard d'une guerre.»
Au Mali, le gouvernement a qualifié «d'erronée» l'information qu'il avait rendue publique concernant la mort d'un journaliste local à Gao, dans le nord du pays, sous le contrôle depuis neuf mois de groupes islamistes armés. Gao est l'une des principales villes du nord du Mali, qui était totalement occupée depuis fin juin 2012 par les islamistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Ils se sont illustrés par leurs exactions, notamment des amputations d'hommes accusés de vol. Une grande partie des combattants islamistes avaient quitté la ville après des bombardements de l'aviation française le 13 janvier.
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait indiqué dimanche que Diabali n'avait «pas encore» été reprise par les forces maliennes. «Tout laisse à penser que l'évolution de Diabali va être positive dans les heures qui viennent», avait-il cependant ajouté. L'armée malienne a patrouillé samedi en périphérie de Diabali, où la situation «n'est pas très claire», avait indiqué un officier français à Niono. Il avait cependant ajouté que, «a priori, les combattants rebelles ont quitté la ville», tout en soulignant leur «détermination à se battre et leur mobilité».
Un colonel de l'armée malienne avait de son côté affirmé: une «frange de la population de Diabali a adhéré aux thèses jihadistes et nous devons être prudents pour les prochaines heures».
Deux mille soldats français sont d’ores et déjà déployés au Mali
Deux mille soldats français sont d’ores et déjà déployés au Mali. Un chiffre qui va atteindre 2.500, et peut-être davantage, selon Paris. Pour leur part, les Etats membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont été appelés à fournir «sans plus tarder» les troupes promises à cette force qui a reçu mandat de l’ONU pour aider le Mali à reprendre le contrôle du nord du pays. Elle comprendra à terme quelque 5.800 soldats pour prendre le relais de la France.
Le président du Nouveau centre, Hervé Morin, a exprimé lundi sur LCI ses regrets sur la préparation de la guerre au Mali en insistant sur l'absence de présentation d'un plan militaire à l'ONU: «On a été assez mous sur l'accompagnement diplomatique du discours prononcé par François Hollande à l'ONU en septembre. Ainsi, de septembre à novembre, nous n'avons pas présenté de plan militaire pour constituer la force qui permettrait de protéger le Mali.»
Le député centriste de l'Eure a eu «le sentiment, aussi, que la tournée européenne ou africaine qui aurait permis de construire une force mieux dimensionnée - on se serait senti moins seul - n'a pas été faite comme il aurait fallu».
«L'Europe en retard d'une guerre» estime Alain Juppé
De son côté, Alain Juppé, a estimé ce lundi sur Europe 1 que la France doit être «plus active pour rétablir l'ordre constitutionnel au Mali». «Il n'est pas question d'accepter que le nord Mali devienne une espèce d'Etat islamiste» a poursuivi l'ancien Premier ministre tout en soulignant qu'«il est nécessaire de s'interroger sur les conditions de réussite de cette opération». Le maire de Bordeaux déclare également qu'«il faut que les pays européens mettent davantage le paquet pour former les troupes africaines. L'Europe comme d'habitude est en retard d'une guerre.»
Au Mali, le gouvernement a qualifié «d'erronée» l'information qu'il avait rendue publique concernant la mort d'un journaliste local à Gao, dans le nord du pays, sous le contrôle depuis neuf mois de groupes islamistes armés. Gao est l'une des principales villes du nord du Mali, qui était totalement occupée depuis fin juin 2012 par les islamistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Ils se sont illustrés par leurs exactions, notamment des amputations d'hommes accusés de vol. Une grande partie des combattants islamistes avaient quitté la ville après des bombardements de l'aviation française le 13 janvier.
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