Sept corps gisent sur la terre sèche d’une ferme au sud de Syrte. Certains ont reçu une balle dans la tête, d’autres à l’abdomen. « Regardez leurs mains. Elles sont attachées dans le dos », répète ce lieutenant colonel. Aucune chance pour cet homme d’en réchapper donc.
Hussein Abdelsalam explique que ces cadavres ne sont pas les seuls à avoir été trouvés ainsi. 42 corps au total ont été découverts sur quatre sites au cours de la semaine. Le docteur Abdoul Raouf a examiné certains d’entre eux. Selon lui, ces hommes ont été exécutés samedi ou dimanche dernier, soit très peu de temps avant l’arrivée des forces pro-CNT : « Je pense que les loyalistes détenaient ces gens. Quand nos combattants sont arrivés aux portes de la ville, ils les ont exécutés avant de prendre la fuite. Il fallait les tuer pour les réduire au silence, pour être sûr qu’on ne puisse jamais connaître leur histoire ».
Un jeune homme aux yeux vides a pourtant quelques indices. Abdoulah Faredj, 21 ans, dit avoir été détenu pendant vingt-quatre jours à la prison de Syrte. Il a été relâché la semaine dernière, grâce à un habitant qui le connaissait. Il affirme que les hommes tués n’étaient autres que ses compagnons de prison. « Un d’entre eux était un leader religieux local, affirme-t-il, il avait été enregistré à son insu, alors qu’il tenait des propos anti-Kadhafi », a-t-il ajouté.
Ces 42 victimes viennent s’ajouter au lourd bilan des combats. Depuis l’offensive lancée il y a dix jours par les forces des nouvelles autorités libyennes, la bataille de Syrte aurait fait 1 100 blessés et quelque 120 morts.
( RFI )
Hussein Abdelsalam explique que ces cadavres ne sont pas les seuls à avoir été trouvés ainsi. 42 corps au total ont été découverts sur quatre sites au cours de la semaine. Le docteur Abdoul Raouf a examiné certains d’entre eux. Selon lui, ces hommes ont été exécutés samedi ou dimanche dernier, soit très peu de temps avant l’arrivée des forces pro-CNT : « Je pense que les loyalistes détenaient ces gens. Quand nos combattants sont arrivés aux portes de la ville, ils les ont exécutés avant de prendre la fuite. Il fallait les tuer pour les réduire au silence, pour être sûr qu’on ne puisse jamais connaître leur histoire ».
Un jeune homme aux yeux vides a pourtant quelques indices. Abdoulah Faredj, 21 ans, dit avoir été détenu pendant vingt-quatre jours à la prison de Syrte. Il a été relâché la semaine dernière, grâce à un habitant qui le connaissait. Il affirme que les hommes tués n’étaient autres que ses compagnons de prison. « Un d’entre eux était un leader religieux local, affirme-t-il, il avait été enregistré à son insu, alors qu’il tenait des propos anti-Kadhafi », a-t-il ajouté.
Ces 42 victimes viennent s’ajouter au lourd bilan des combats. Depuis l’offensive lancée il y a dix jours par les forces des nouvelles autorités libyennes, la bataille de Syrte aurait fait 1 100 blessés et quelque 120 morts.
( RFI )
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