Face à la situation menaçante, les travailleurs du lac ont durci leur lutte contre la construction du canal qui verse les eaux pluviales des villages de Kounoune, Keur Ndiaye Lo et environnants par l'État du Sénégal dans le Lac rose. Ces pères et soutiens de familles qui surviennent à leurs besoins grâce aux métiers d’exploitations du sel gardent toujours en tête leurs mauvais souvenirs de l'année dernière occasionnant d'énormes catastrophes. Et la difficulté d'exploiter du sel et la nature du lac rose qui s'est complètement transformée.
Pour éviter de vivre ces événements douloureux, les exploitants du sel du Lac rose sont tous mobilisés pour construire un mur de sable afin de bloquer les eaux provenant d'autres localités. "Quand vous regardez le niveau d'eau qui était à 3m, là il est monté à 6m. Celà veut dire qu'on a même pas la possibilité d'exploiter du sel. C'est la raison de notre présence aujourd'hui pour construire un mur de sable pour bloquer le canal qui nous a causé beaucoup de dégâts l'année dernière à cause des eaux de pompage provenant de la banlieue dakaroise mais également des villages de keur Daouda Sarr et environnants. Depuis 9 mois et plus les gens ne travaillent plus. Tout le monde est au chômage raison pour laquelle nous avons pris notre propre responsabilité pour que de pareils événements ne se produisent plus. Nous sommes déjà en pleine hivernage et jusque là les autorités n'ont pris aucune décision pour empêcher ce qui s'est passé l'année dernière" a regretté Maguette Ndiour, le président de la coopérative des exploitants du sel devant ses camarades qui martèlent ne pas avoir besoin de l'autorisation des autorités pour construire ce mur de blocage.
"Avant cette activité, nous avons essayé de faire baisser le niveau d'eau en achetant des motos pompes de 150 mètres cubes qui coûtent 1 million 100mille l'unité. Chaque 20 jours on payait 920000 FCfa à la senelec pour l'électricité. On a eu quelques succès, mais jusqu'à présent la profondeur reste. Le sel est toujours au fond", poursuivent les travailleurs du Lac qui interpellent L' État sur cette situation d'autant plus que cette offre est une destination touristique et on y exploite un produit alimentaire le sel.
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