Le tribunal correctionnel de Pikine-Guédiawaye a été le théâtre d’une audience particulièrement tendue autour d’une affaire présumée de faux billets noirs portant sur la somme vertigineuse de deux milliards de FCFA. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, plusieurs ressortissants venus de Gambie sont poursuivis dans ce dossier que le parquet considère comme une véritable « entreprise criminelle ».
Tout commence à la fin de l’année 2022 avec l’arrivée à Dakar de trois hommes en provenance de Gambie. Parmi eux figurent M. Touré, chauffeur installé à Sérékunda, O. Danfakha, commerçant basé à Ziguinchor, ainsi que M. Aïdara, présenté comme chambellan et chauffeur à Mbirkama.
Selon les débats relayés par L’Observateur, les prévenus auraient rejoint B. Cissé, un technicien en génie civil domicilié à Hamo 6, dans la banlieue de Guédiawaye. Très vite, les enquêteurs découvrent qu’un déplacement suspect aurait été organisé jusqu’à Thiès afin de récupérer un mystérieux colis.
À la barre, les versions des prévenus se sont révélées parfois contradictoires. Mais un élément revient constamment dans les témoignages : l’existence d’un sachet contenant des billets noirs remis après une rencontre dans une maison discrète située à la Cité Apix.
Le premier à craquer devant le tribunal est M. Touré. Présenté tantôt comme simple chauffeur, tantôt comme acteur clé du réseau, il affirme avoir été recruté pour conduire le groupe de la Gambie vers Dakar pour une mission de « deux jours », contre une rémunération de 600 dalasis, soit environ 4 500 FCFA.
Mais au fil des audiences, les accusations mutuelles éclatent. Selon L’Observateur, chacun tente désormais de désigner l’autre comme cerveau du réseau. B. Cissé affirme que c’est M. Touré qui échangeait avec l’homme rencontré à la Cité Apix. M. Aïdara soutient également que le chauffeur est celui qui aurait récupéré les billets noirs à Thiès.
De son côté, O. Danfakha tente de minimiser son rôle en expliquant qu’il était simplement venu récupérer des parfums et des tapis de prière. Une version que le parquet rejette catégoriquement.
Le procureur a rappelé que plusieurs des mis en cause avaient reconnu leur implication durant l’enquête avant de revenir partiellement sur leurs déclarations devant le tribunal. Les procès-verbaux brandis par l’accusation auraient permis, selon le ministère public, de mettre en lumière le fonctionnement d’un réseau structuré spécialisé dans les faux billets noirs.
L’audience a pris une tournure encore plus électrique lorsque M. Touré, visiblement à bout, a accusé ses codétenus de « faire du théâtre ». Il affirme avoir décidé de tout révéler après avoir été abandonné par ses compagnons alors qu’une dalle s’était effondrée sur lui en prison.
Face à ce dossier qualifié de particulièrement grave, le parquet a requis cinq ans de prison ferme contre l’ensemble des prévenus. La défense, elle, tente de démonter l’accusation en soulignant l’absence de produits chimiques, de matériel de lavage ou d’équipements servant à fabriquer de faux billets. Selon les avocats, il ne s’agirait que d’actes préparatoires insuffisants pour caractériser une tentative de contrefaçon.
Après plusieurs heures de débats tendus, le tribunal a finalement décidé de mettre l’affaire en délibéré jusqu’au 9 juin prochain.
Tout commence à la fin de l’année 2022 avec l’arrivée à Dakar de trois hommes en provenance de Gambie. Parmi eux figurent M. Touré, chauffeur installé à Sérékunda, O. Danfakha, commerçant basé à Ziguinchor, ainsi que M. Aïdara, présenté comme chambellan et chauffeur à Mbirkama.
Selon les débats relayés par L’Observateur, les prévenus auraient rejoint B. Cissé, un technicien en génie civil domicilié à Hamo 6, dans la banlieue de Guédiawaye. Très vite, les enquêteurs découvrent qu’un déplacement suspect aurait été organisé jusqu’à Thiès afin de récupérer un mystérieux colis.
À la barre, les versions des prévenus se sont révélées parfois contradictoires. Mais un élément revient constamment dans les témoignages : l’existence d’un sachet contenant des billets noirs remis après une rencontre dans une maison discrète située à la Cité Apix.
Le premier à craquer devant le tribunal est M. Touré. Présenté tantôt comme simple chauffeur, tantôt comme acteur clé du réseau, il affirme avoir été recruté pour conduire le groupe de la Gambie vers Dakar pour une mission de « deux jours », contre une rémunération de 600 dalasis, soit environ 4 500 FCFA.
Mais au fil des audiences, les accusations mutuelles éclatent. Selon L’Observateur, chacun tente désormais de désigner l’autre comme cerveau du réseau. B. Cissé affirme que c’est M. Touré qui échangeait avec l’homme rencontré à la Cité Apix. M. Aïdara soutient également que le chauffeur est celui qui aurait récupéré les billets noirs à Thiès.
De son côté, O. Danfakha tente de minimiser son rôle en expliquant qu’il était simplement venu récupérer des parfums et des tapis de prière. Une version que le parquet rejette catégoriquement.
Le procureur a rappelé que plusieurs des mis en cause avaient reconnu leur implication durant l’enquête avant de revenir partiellement sur leurs déclarations devant le tribunal. Les procès-verbaux brandis par l’accusation auraient permis, selon le ministère public, de mettre en lumière le fonctionnement d’un réseau structuré spécialisé dans les faux billets noirs.
L’audience a pris une tournure encore plus électrique lorsque M. Touré, visiblement à bout, a accusé ses codétenus de « faire du théâtre ». Il affirme avoir décidé de tout révéler après avoir été abandonné par ses compagnons alors qu’une dalle s’était effondrée sur lui en prison.
Face à ce dossier qualifié de particulièrement grave, le parquet a requis cinq ans de prison ferme contre l’ensemble des prévenus. La défense, elle, tente de démonter l’accusation en soulignant l’absence de produits chimiques, de matériel de lavage ou d’équipements servant à fabriquer de faux billets. Selon les avocats, il ne s’agirait que d’actes préparatoires insuffisants pour caractériser une tentative de contrefaçon.
Après plusieurs heures de débats tendus, le tribunal a finalement décidé de mettre l’affaire en délibéré jusqu’au 9 juin prochain.
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