Douze jeunes ont été blessés vendredi à Conakry dans des heurts entre les forces de sécurité et des opposants, aux funérailles de deux autres jeunes tués cette semaine lors de manifestations de l'opposition, a appris l'AFP de source hospitalière.
Les deux jeunes figuraient parmi les quatre morts rapportés par un collectif d'opposition lors d'affrontements avec les forces de sécurité lundi et mardi, jour anniversaire de la prise du pouvoir par des militaires en 2021.
Après la prière dans une mosquée de Sonfonia dans un quartier de Conakry, un cortège funèbre qui se dirigeait vers un cimetière s'est heurté aux forces de l'ordre. Aux pierres qui leur étaient lancées, ces dernières ont riposté par des bombes lacrymogènes et frappé avec des matraques des protestataires, selon un journaliste de l'AFP.
Douze jeunes ont été blessés lors de ces incidents, a affirmé à l'AFP une source hospitalière à Conakry sous couvert de l'anonymat.
Huit de ces jeunes, qui souffraient de "plaies ouvertes et d'hématomes", ont ensuite quitté la clinique où ils se sont rendus mais quatre sont restés en observation, a ajouté la même source.
"Au lieu d'aller enterrer leurs morts, ces jeunes se sont livrés à des actes de provocations et de harcèlement contre les agents de la force publique déployés pour le maintien d'ordre", a déclaré à l'AFP un responsable de la sécurité.
Les militaires qui ont renversé le président Alpha Condé en 2021, conduits par le colonel Mamady Doumbouya, investi président, ont interdit les manifestations en mai 2022. Ils ont affirmé avoir consenti sous pression internationale à rendre la place à des civils élus d'ici à fin 2024, le temps de mener de profondes réformes.
Les Forces vives accusent les autorités de n'avoir rien entrepris en vue d'un transfert du pouvoir.
Le ministre de l'Administration du territoire Mory Condé a au contraire assuré mardi que le gouvernement était "en avance" sur le calendrier convenu avec l'organisation régionale Cedeao pour un retour des civils à la direction de ce pays pauvre à l'histoire politique tourmentée.
La junte se défend de réprimer les libertés.
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