Gestion des ressources naturelles : « BBY est le responsable politique de la violence du bois en Casamance », accuse MLD


Le député Mamadou Lamine Diallo est catégorique. Benno Bokk Yaakar est « responsable politique de la violence du bois en Casamance».
Le parlementaire s’explique  dans sa traditionnelle question économique de la semaine.
« Ce qu’il faut retenir dans l’exploitation du capital naturel, c’est que leur exploitation génère des rentes au-delà des coûts de production et des profits raisonnables. Depuis toujours, le partage de ces rentes  a été à la base des conflits dans les sociétés. Si les sociétés sont capables de définir les règles du jeu et de mettre en place des institutions pour les faire respecter, alors la violence est contenue et canalisée. Sinon, elle explose et peut conduire à des guerres civiles. Les règles du jeu et les institutions, c’est ce qu’on appelle le capital social ».
Aussi poursuit le parlementaire, l’Afrique et le Sénégal  ont un capital social faible. La violence dans l’affaire du bois en Casamance est le symptôme d’un mal plus profond accuse t’il.
« Le Président Macky Sall et son BBY ne croient pas à l’importance du capital social. Pour eux, c’est le Président de la République qui est l’institution,  qui seul définit les règles, c’est-à-dire,  fait ce qu’il veut. Un point c’est tout. «Ku Ayee wal sa moomee »  clame l’APR. Dans ces conditions,  BBY dont le socle idéologique est l’accaparement et la prédation, est bien le responsable politique de la violence du bois en Casamance »
 Il est donc temps selon le leader de Tekki, d’en finir avec le présidentialisme obscur de BBY. « Il ne peut pas gérer nos ressources naturelles ».
40 milliards bourses familiales, nébuleuse ?
Le député s’est aussi interrogé sur le malaise de l’éducation au Sénégal et les 40 milliards alloués aux bourses familiales. Selon le parlementaire cette manne est allouée sans vérification ni audit. Aussi l’éducation gagnerait à être valorisée a-t-il dit.
« Si on analyse  les   dépenses de personnel de l’Etat, on s’aperçoit,  corrigé des  congés, qu’un enseignant en moyenne vaut le tiers d’un autre agent. L’écart est énorme,  plus de un à trois. Voilà qui est à la base du malaise de l’éducation nationale, car  la richesse matérielle est relative. Il est donc normal que les enseignants demandent la valorisation de leur rémunération par le biais de l’indemnité de logement. Ils ne sont en rien responsables  de la spéculation immobilière dans ce pays. S’agissant du supérieur, les enseignants ont besoin d’un peu plus du milliard pour vivre correctement à la retraite. Pourtant, Macky Sall injecterait 40 milliards dans des familles sénégalaises (25 000 francs par trimestre dit-on), sans vérification, sans audit, sans qu’on soit sûr que ces familles sortent de la pauvreté. Or, plus d’un million quatre cent mille familles vivent dans la pauvreté et la précarité dans notre pays. L’expérience a montré que la charité ne sort personne de la pauvreté absolue ».
Mardi 23 Janvier 2018
Dakar actu




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