Le ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du budget, Bassirou Sarr, a clôturé ce mardi le Débat d’orientation budgétaire (DOB) à l’Assemblée nationale par une intervention centrée sur un équilibre qu’il a érigé en principe directeur de la programmation budgétaire à venir : concilier l’assainissement des finances publiques et la préservation de la cohésion sociale. Dans son discours, il a salué l’innovation introduite cette année dans le format du DOB, à travers les auditions conduites par la commission des finances et les inter commissions, qu’il a présentées comme un facteur déterminant dans l’élévation du niveau du débat. Il a ensuite posé trois faits structurants qui ont conditionné l’exercice de programmation : la première année de production pleine de pétrole en 2025, le conflit international survenu en février dernier qui a bouleversé les équilibres macroéconomiques mondiaux, et la nécessité d’assainissement des finances publiques engagée par le gouvernement.
C’est précisément dans ce contexte contraint que Bassirou Sarr a défendu l’équation centrale de son intervention. Selon lui, la rigueur budgétaire n’est pas incompatible avec le soutien aux populations : elle exige simplement de prioriser, d’hiérarchiser et d’échelonner les dépenses pour préserver la soutenabilité de l’endettement public. « La discipline budgétaire ne veut pas dire laisser de côté nos besoins en infrastructures de base ni nos besoins en investissement dans le capital humain », a-t-il affirmé, répondant ainsi aux nombreuses interpellations des députés sur l’accès aux services sociaux de base.
C’est dans cet esprit qu’il a annoncé le doublement des transferts aux ménages au titre des bourses de sécurité familiale, portés de 35 à 70 milliards de francs CFA dans la prochaine loi de finances rectificative, un financement déjà sécurisé auprès de la Banque mondiale. Il a également indiqué que le gouvernement a choisi de ne pas répercuter sur les populations la récente flambée des cours mondiaux du pétrole, le baril étant redescendu de 110 dollars à environ 70-72 dollars après une période de forte tension. Il a toutefois averti que les semaines à venir resteraient décisives, en raison des incertitudes liées aux négociations américano-iraniennes sur le programme nucléaire et à leurs effets potentiels sur les prix des hydrocarbures et les voies logistiques, notamment le détroit d’Ormuz. Cette incertitude explique également, selon lui, le retard dans la présentation de la loi de finances rectificative.
Sur la trajectoire budgétaire, Bassirou Sarr a confirmé le glissement de l’objectif de convergence du déficit à 3 % du PIB, initialement prévu en 2027 et désormais reporté à 2029, en raison de la révision des projections consécutive au conflit armé. Sur les hydrocarbures, il a précisé que les recettes nettes pour l’État ne seront pleinement disponibles qu’après la phase de recouvrement des coûts d’investissement. Sur la période 2027-2029, elles sont projetées à 703,2 milliards de francs CFA, soit 97 milliards en 2027, 160 milliards en 2028 et 137 milliards en 2029. Il a par ailleurs indiqué que le réseau gazier progresse de manière satisfaisante, le segment nord reliant le projet GTA à la centrale de Gandoul devant permettre d’amorcer la réduction du coût de l’électricité, historiquement présenté comme le principal frein à la compétitivité économique du pays.
Sur le terrain de la cohésion sociale justement, le ministre a détaillé un plan d’urgence dans le secteur de l’eau potable, prévoyant dans un délai de huit à dix mois la création ou le renouvellement de 60 forages, la construction de 15 châteaux d’eau, la rénovation de 67 kilomètres de réseau, la mise en service de 51 sites déjà construits et la réalisation de 3 000 branchements sociaux. Ce programme s’inscrit dans un dispositif plus large associant un projet intégré de sécurité en eau financé par la Banque mondiale, un programme d’urgence de 10 milliards et une phase additionnelle de 13 milliards financée par Exim Bank Chine, lancée en 2025.
Répondant spécifiquement aux préoccupations soulevées au sujet du département de Salémata, Bassirou Sarr a reconnu la faiblesse du taux d’électrification: inférieur à 1 % et les difficultés de connectivité téléphonique et internet, ainsi que le déficit en forages productifs lié à la nature cristalline du sous-sol. Des unités de potabilisation, dont le taux de fonctionnement atteint 80 % dans la vallée du fleuve Sénégal, seront répliquées dans plusieurs localités du département. Sur l’électrification rurale, le taux national se situait à 69,84 % à fin 2025, pour un objectif de 85 %, mobilisant l’ensemble des opérateurs publics comme ANER, ASER, SENELEC, PUDC, PUMA, ainsi que les concessionnaires privés et les financements de l’OMVS. Enfin, sur l’agriculture, il a souligné la nécessité de rationaliser la chaîne de valeur de bout en bout, de la production à la transformation, pour optimiser l’impact des quelque 125 à 130 milliards de francs CFA consacrés chaque année au secteur.
C’est précisément dans ce contexte contraint que Bassirou Sarr a défendu l’équation centrale de son intervention. Selon lui, la rigueur budgétaire n’est pas incompatible avec le soutien aux populations : elle exige simplement de prioriser, d’hiérarchiser et d’échelonner les dépenses pour préserver la soutenabilité de l’endettement public. « La discipline budgétaire ne veut pas dire laisser de côté nos besoins en infrastructures de base ni nos besoins en investissement dans le capital humain », a-t-il affirmé, répondant ainsi aux nombreuses interpellations des députés sur l’accès aux services sociaux de base.
C’est dans cet esprit qu’il a annoncé le doublement des transferts aux ménages au titre des bourses de sécurité familiale, portés de 35 à 70 milliards de francs CFA dans la prochaine loi de finances rectificative, un financement déjà sécurisé auprès de la Banque mondiale. Il a également indiqué que le gouvernement a choisi de ne pas répercuter sur les populations la récente flambée des cours mondiaux du pétrole, le baril étant redescendu de 110 dollars à environ 70-72 dollars après une période de forte tension. Il a toutefois averti que les semaines à venir resteraient décisives, en raison des incertitudes liées aux négociations américano-iraniennes sur le programme nucléaire et à leurs effets potentiels sur les prix des hydrocarbures et les voies logistiques, notamment le détroit d’Ormuz. Cette incertitude explique également, selon lui, le retard dans la présentation de la loi de finances rectificative.
Sur la trajectoire budgétaire, Bassirou Sarr a confirmé le glissement de l’objectif de convergence du déficit à 3 % du PIB, initialement prévu en 2027 et désormais reporté à 2029, en raison de la révision des projections consécutive au conflit armé. Sur les hydrocarbures, il a précisé que les recettes nettes pour l’État ne seront pleinement disponibles qu’après la phase de recouvrement des coûts d’investissement. Sur la période 2027-2029, elles sont projetées à 703,2 milliards de francs CFA, soit 97 milliards en 2027, 160 milliards en 2028 et 137 milliards en 2029. Il a par ailleurs indiqué que le réseau gazier progresse de manière satisfaisante, le segment nord reliant le projet GTA à la centrale de Gandoul devant permettre d’amorcer la réduction du coût de l’électricité, historiquement présenté comme le principal frein à la compétitivité économique du pays.
Sur le terrain de la cohésion sociale justement, le ministre a détaillé un plan d’urgence dans le secteur de l’eau potable, prévoyant dans un délai de huit à dix mois la création ou le renouvellement de 60 forages, la construction de 15 châteaux d’eau, la rénovation de 67 kilomètres de réseau, la mise en service de 51 sites déjà construits et la réalisation de 3 000 branchements sociaux. Ce programme s’inscrit dans un dispositif plus large associant un projet intégré de sécurité en eau financé par la Banque mondiale, un programme d’urgence de 10 milliards et une phase additionnelle de 13 milliards financée par Exim Bank Chine, lancée en 2025.
Répondant spécifiquement aux préoccupations soulevées au sujet du département de Salémata, Bassirou Sarr a reconnu la faiblesse du taux d’électrification: inférieur à 1 % et les difficultés de connectivité téléphonique et internet, ainsi que le déficit en forages productifs lié à la nature cristalline du sous-sol. Des unités de potabilisation, dont le taux de fonctionnement atteint 80 % dans la vallée du fleuve Sénégal, seront répliquées dans plusieurs localités du département. Sur l’électrification rurale, le taux national se situait à 69,84 % à fin 2025, pour un objectif de 85 %, mobilisant l’ensemble des opérateurs publics comme ANER, ASER, SENELEC, PUDC, PUMA, ainsi que les concessionnaires privés et les financements de l’OMVS. Enfin, sur l’agriculture, il a souligné la nécessité de rationaliser la chaîne de valeur de bout en bout, de la production à la transformation, pour optimiser l’impact des quelque 125 à 130 milliards de francs CFA consacrés chaque année au secteur.
Autres articles
-
Visite de Sokhna Aïda à Touba : Serigne Bassirou Mbacké rappelle les orientations du Khalife général des mourides
-
La Cour suprême américaine sanctuarise le droit du sol, un revers majeur pour Trump
-
Révision constitutionnelle : Le PDS accuse Sonko de « coup d’État » et appelle à voter « non » au référendum
-
Entrée du GIGN à l’assemblée, le silence bavard du 11 type des neutres pastefiens ! (Partie 1) (Par Idrissa Fall CISSÉ )
-
DOB / « Êtes-vous pour une restructuration »? La question du député Mbaye Dione au ministre Cheikh Diba





