L’affaire avait éclaté après une révélation du quotidien Libération : la fugue d’une collégienne avait conduit les enquêteurs à mettre au jour un réseau de prédateurs sexuels opérant depuis un appartement meublé de la Cité Mixta, à Dakar. Sept personnes ont été déférées au parquet par la Division des investigations criminelles (DIC), poursuivies pour incitation à la débauche, viols répétés sur mineure, détournement de mineure et, pour trois d’entre elles, transmission volontaire du VIH. Une affaire sordide qui, en se propageant sur les réseaux sociaux et dans certains médias, a fini par rejaillir sur l’ensemble d’un quartier. C’est contre cet amalgame autant que contre l’insécurité qui gangrène leur cadre de vie, que le Collectif des propriétaires et résidents de la Cité Mixta a décidé de hausser le ton. Dans une déclaration commune, ses membres interpellent l’État du Sénégal et réclament des mesures concrètes et urgentes.
Un quotidien gangrené par l’insécurité
Trafic de drogue, proxénétisme, vols, agressions en plein jour : la Cité Mixta, dont le nom signifie pourtant « résidence de la paix », est devenue, selon ses habitants, un terrain propice à toutes les dérives. Le collectif dénonce l’inaction des autorités publiques face à une situation qui « impacte le quotidien de l’ensemble des habitants », plongeant la communauté dans un sentiment mêlé de désolation et de colère.
Refus de l’amalgame
Toutefois, c’est la stigmatisation médiatique et numérique qui cristallise l’indignation des signataires. À la suite de révélations sur des crimes graves impliquant des mineures et des réseaux de proxénétisme, certains médias et réseaux sociaux auraient, selon le collectif, glissé d’une affaire judiciaire ciblée à un procès public contre toute une cité. « Depuis quand un quartier est-il coupable des actes de quelques individus ? », s’interroge le collectif qui tient à rappeler que la Cité Mixta abrite avant tout « des enseignants, des commerçants, des hauts fonctionnaires, des entrepreneurs » et des familles attachées à leurs valeurs. Condamner les coupables, oui. Salir des milliers d’innocents, non.
Le collectif dénonce également ce qu’il qualifie de « paresse intellectuelle » dans le traitement médiatique de l’affaire : « on choque, on attire l’attention, mais on ne pose jamais les vraies questions sur les failles de la prévention, le rôle des réseaux sociaux ou l’absence de mécanismes d’alerte précoce », ajoute le collectif.
Pour rétablir l’ordre et la sérénité, le collectif formule cinq demandes concrètes à l’attention des autorités, de la municipalité à l’État central. Il exige le déploiement d’un poste de police de proximité au sein de la cité, la mise en place de contrats locaux de surveillance en partenariat avec l’agence ASP, l’installation de caméras de surveillance sur les grands axes, le recensement et la fermeture des appartements meublés loués illégalement et la réglementation stricte de la location meublée touristique et saisonnière.
Un quotidien gangrené par l’insécurité
Trafic de drogue, proxénétisme, vols, agressions en plein jour : la Cité Mixta, dont le nom signifie pourtant « résidence de la paix », est devenue, selon ses habitants, un terrain propice à toutes les dérives. Le collectif dénonce l’inaction des autorités publiques face à une situation qui « impacte le quotidien de l’ensemble des habitants », plongeant la communauté dans un sentiment mêlé de désolation et de colère.
Refus de l’amalgame
Toutefois, c’est la stigmatisation médiatique et numérique qui cristallise l’indignation des signataires. À la suite de révélations sur des crimes graves impliquant des mineures et des réseaux de proxénétisme, certains médias et réseaux sociaux auraient, selon le collectif, glissé d’une affaire judiciaire ciblée à un procès public contre toute une cité. « Depuis quand un quartier est-il coupable des actes de quelques individus ? », s’interroge le collectif qui tient à rappeler que la Cité Mixta abrite avant tout « des enseignants, des commerçants, des hauts fonctionnaires, des entrepreneurs » et des familles attachées à leurs valeurs. Condamner les coupables, oui. Salir des milliers d’innocents, non.
Le collectif dénonce également ce qu’il qualifie de « paresse intellectuelle » dans le traitement médiatique de l’affaire : « on choque, on attire l’attention, mais on ne pose jamais les vraies questions sur les failles de la prévention, le rôle des réseaux sociaux ou l’absence de mécanismes d’alerte précoce », ajoute le collectif.
Pour rétablir l’ordre et la sérénité, le collectif formule cinq demandes concrètes à l’attention des autorités, de la municipalité à l’État central. Il exige le déploiement d’un poste de police de proximité au sein de la cité, la mise en place de contrats locaux de surveillance en partenariat avec l’agence ASP, l’installation de caméras de surveillance sur les grands axes, le recensement et la fermeture des appartements meublés loués illégalement et la réglementation stricte de la location meublée touristique et saisonnière.
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