Le secrétaire général de l’Alliances des forces de progrès (AFP), Moustapha Niasse, réagit à la condamnation de Malick Noël Seck à deux ans de prison ferme, jeudi 20 octobre, suite à une lettre déposée au Conseil constitutionnel. Il revient également sur ce qui semble être une « affaire dans l’affaire » : la présence, pendant les audiences, de groupes d’hommes non identifiés devant sa résidence et celle d'autres leaders. Une forme d’intimidation selon lui.
Le secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès, Moustapha Niasse estime que le procès de Malick Noël Seck, ce jeune militant, secrétaire général d'un mouvement lié au Parti socialiste sénégalais, est « politique », et qu'il a été « inspiré à l’origine par des intentions politiques ». « On peut enfermer un homme derrière les barreaux, mais on ne peut pas enfermer ses idées », explique Moustapha Niasse. Selon lui, « les idées promues par Malick Noël Seck sont des idées partagées par toute la jeunesse sénégalaise, par toutes les citoyennes et par tous les citoyens de ce pays. »
« Qu’a dit Malick Noël Seck ? Il a dit que les cinq membres du Conseil constitutionnel devaient respecter le serment qu’ils ont fait en prenant leurs fonctions », rappelle l'opposant qui lance, avec un brin de provocation : « Voila ce qu’il a dit, et bien moi je le redis. Qu’on vienne m’arrêter ! »
Pour le chef de l’AFP, « ce procès est injuste » et « la condamnation est condamnable ». Il faut donc « continuer la bataille pour la défense des libertés individuelles et collectives des Sénégalais. »
L'opposition sous surveillance
Il semble, par ailleurs, y avoir, au sujet de ce procès, une « affaire dans l’affaire ». Moustapha Niasse affirme que lors des audiences de mardi 18 et d’hier jeudi 20 octobre, des jeunes inconnus sont venus se positionner devant son domicile. Il pense que ce sont des hommes de main (ceux qu’on a pris au Sénégal l’habitude d’appeler « des nervis »), Ce jeudi, d’autres hommes inconnus étaient également devant le domicile du secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng.
Selon Moustapha Niasse, il s’agit là d’une forme d’intimidation ou de menace pour dissuader les jeunes de Benno Siggil Senegaal de manifester : « Que des nervis soient déposés devant le domicile de leaders politiques mardi puis jeudi, raconte l’homme politique, et qu’on leur dise : « Attendez les ordres, on vous dira ce que vous allez faire », tout dépendant de l’issue du procès et des manifestations qui pourraient en résulter de la part des jeunes de l’opposition, mais c’est quoi ? »
« Vous savez, conclut Moustapha Niasse, lorsqu’un régime en arrive à recourir au procédé des tontons macoutes comme ce fut le cas à Haïti à l’époque des Duvalier, alors il y a lieu de s’inquiéter. Non pas pour ma sécurité physique à moi ou d’autres, mais pour la démocratie sénégalaise. »
( rFI )
Le secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès, Moustapha Niasse estime que le procès de Malick Noël Seck, ce jeune militant, secrétaire général d'un mouvement lié au Parti socialiste sénégalais, est « politique », et qu'il a été « inspiré à l’origine par des intentions politiques ». « On peut enfermer un homme derrière les barreaux, mais on ne peut pas enfermer ses idées », explique Moustapha Niasse. Selon lui, « les idées promues par Malick Noël Seck sont des idées partagées par toute la jeunesse sénégalaise, par toutes les citoyennes et par tous les citoyens de ce pays. »
« Qu’a dit Malick Noël Seck ? Il a dit que les cinq membres du Conseil constitutionnel devaient respecter le serment qu’ils ont fait en prenant leurs fonctions », rappelle l'opposant qui lance, avec un brin de provocation : « Voila ce qu’il a dit, et bien moi je le redis. Qu’on vienne m’arrêter ! »
Pour le chef de l’AFP, « ce procès est injuste » et « la condamnation est condamnable ». Il faut donc « continuer la bataille pour la défense des libertés individuelles et collectives des Sénégalais. »
L'opposition sous surveillance
Il semble, par ailleurs, y avoir, au sujet de ce procès, une « affaire dans l’affaire ». Moustapha Niasse affirme que lors des audiences de mardi 18 et d’hier jeudi 20 octobre, des jeunes inconnus sont venus se positionner devant son domicile. Il pense que ce sont des hommes de main (ceux qu’on a pris au Sénégal l’habitude d’appeler « des nervis »), Ce jeudi, d’autres hommes inconnus étaient également devant le domicile du secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng.
Selon Moustapha Niasse, il s’agit là d’une forme d’intimidation ou de menace pour dissuader les jeunes de Benno Siggil Senegaal de manifester : « Que des nervis soient déposés devant le domicile de leaders politiques mardi puis jeudi, raconte l’homme politique, et qu’on leur dise : « Attendez les ordres, on vous dira ce que vous allez faire », tout dépendant de l’issue du procès et des manifestations qui pourraient en résulter de la part des jeunes de l’opposition, mais c’est quoi ? »
« Vous savez, conclut Moustapha Niasse, lorsqu’un régime en arrive à recourir au procédé des tontons macoutes comme ce fut le cas à Haïti à l’époque des Duvalier, alors il y a lieu de s’inquiéter. Non pas pour ma sécurité physique à moi ou d’autres, mais pour la démocratie sénégalaise. »
( rFI )
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