Dakar – La Chambre criminelle a été le théâtre d’un procès glaçant, mettant en cause un gardien d’immeuble accusé d’abus sexuels sur une fillette de 9 ans. Selon les faits rapportés par L’Observateur, Diomaye S. Ndong, né en 1984, a nié en bloc les accusations portées contre lui, évoquant une machination familiale sur fond de querelle de voisinage. Malgré cette ligne de défense, le parquet a requis une peine lourde : dix ans de réclusion criminelle.
L’affaire remonte à l’année 2022, lorsque la vie de la jeune F. Guèye bascule brutalement dans l’engrenage judiciaire. Sa mère, N. S. Kébé, alerte la gendarmerie des Maristes après une découverte inquiétante faite lors de la lessive : des taches marron suspectes sur les sous-vêtements de sa fille. Interrogée, l’enfant finit par livrer un récit accablant, accusant le gardien de l’avoir, à plusieurs reprises, entraînée dans sa chambre pour des attouchements à caractère sexuel.
Devant les enquêteurs puis à la barre, la fillette a maintenu ses déclarations avec une constance qui a marqué l’audience. Elle a décrit avec précision les lieux et les circonstances, expliquant que les faits auraient débuté à la Cité Aliou Sow de Golf avant de se poursuivre lors de ses séjours chez sa grand-mère. « Il me déshabillait souvent avant de frotter son sexe contre le mien », a-t-elle confié. Si l’examen gynécologique a conclu à un hymen intact, le certificat médical fait état d’une vulve « érythémateuse et souillée », des constatations jugées compatibles avec des frottements répétés.
Marié et père de deux enfants, Diomaye S. Ndong a opposé une dénégation systématique. À la barre, il a parlé de « cabale », imputant les accusations à un vieux différend opposant son neveu à la sœur de la victime. Interrogé sur la description minutieuse de sa chambre par la fillette, l’accusé s’est retranché dans un silence pesant, allant jusqu’à nier avoir travaillé dans l’immeuble désigné.
Pour le ministère public, la culpabilité ne fait pourtant aucun doute. S’appuyant sur les photos prises par les gendarmes, la précision des déclarations de la victime et les conclusions médicales, le procureur a rejeté la thèse du complot. « Même sans pénétration, les faits sont punis par la loi. Les éléments sont constants », a-t-il martelé, selon L’Observateur, avant de requérir dix ans de réclusion criminelle.
La partie civile, représentée par Me Mor Samb, a dénoncé une stratégie dilatoire de la défense, réclamant le franc symbolique pour « mettre ce genre d’individu hors d’état de nuire ». À l’inverse, les avocats de la défense ont plaidé l’acquittement pur et simple, pointant l’absence de preuves matérielles, notamment de sperme, et l’origine non élucidée des taches sur les sous-vêtements.
Placée sous mandat de dépôt depuis le 22 septembre 2022, l’issue judiciaire de Diomaye S. Ndong est désormais suspendue au délibéré, fixé au 10 février prochain.
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