« Simol » à l’arrêt Dial Mbaye : gracié, Bassirou Mangane de nouveau dans les filets de la police


La traque des auteurs présumés des actes de violence baptisés « Simol », survenus le 4 janvier dernier à l’arrêt Dial Mbaye, se poursuit sans relâche à Guédiawaye. Après le déferrement d’Abdou Lô Sène, alias « Bébé Jackson », et de plusieurs de ses présumés acolytes, la Sûreté urbaine a procédé à une nouvelle arrestation marquante. Selon Libération, Bassirou Mangane, récemment libéré à la faveur d’une grâce présidentielle, a été interpellé dans le cadre de cette affaire.

 

D’après les informations rapportées par Libération, Bassirou Mangane, âgé de 32 ans, se présentant comme tailleur et domicilié à Golf Nord, a été formellement identifié comme faisant partie du convoi de « Bébé Jackson ». Les faits se sont produits en marge d’un combat de lutte, un contexte souvent propice à des débordements violents, notamment dans certains points névralgiques comme l’arrêt Dial Mbaye.

 

Les enquêteurs de la Sûreté urbaine de Guédiawaye, déterminés à faire toute la lumière sur ces agressions collectives, ont exploité les images de vidéosurveillance de la zone. Celles-ci ont permis, selon Libération, d’identifier clairement Bassirou Mangane parmi les individus présents lors des incidents. On le voit notamment aux abords de l’arrêt Dial Mbaye, à bord de sa moto, vêtu d’un capuchon de couleur rouge.

 

Interrogé dans un premier temps, le mis en cause a tenté de nier toute présence sur les lieux au moment des faits. Mais confronté aux images accablantes issues de la vidéosurveillance, Bassirou Mangane s’est enlisé dans des dénégations jugées peu convaincantes par les enquêteurs, rapporte Libération.

 

Acculé par les preuves matérielles, il finira par revenir sur ses déclarations. Toujours selon Libération, il a reconnu avoir été effectivement sur les lieux, tout en avançant une explication pour le moins surprenante : il prétendait être à la recherche d’une somme d’argent qu’il aurait égarée dans le secteur.

 

Un élément vient alourdir davantage son cas. Bassirou Mangane venait tout juste d’être élargi des liens de détention à la suite d’une grâce présidentielle. Il avait auparavant été condamné pour offre et cession de chanvre indien. Une récidive présumée qui suscite l’incompréhension et relance le débat sur l’efficacité des mesures de clémence face à la persistance de certains phénomènes de violence urbaine.

Mercredi 14 Janvier 2026
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Twitter



Dans la même rubrique :