Mission d’évaluation du secteur de la Santé : Le Président de la CEPPP dresse sa liste de préoccupations et présente sa stratégie.


Dans le cadre de sa mission d’évaluation des politiques publiques, la Commission d’Évaluation et de Suivi des Politiques et Programmes Publics (CEPPP) a procédé ce 18 novembre au lancement de la mission d’évaluation de la politique et du système de santé au Sénégal.

Six (6) mois, c’est la durée prévue par la commission pour l’évaluation des politiques et du système de santé du Sénégal. Cette évaluation conduite par 36 experts regroupés en 17 commissions thématiques devrait répondre aux 423 questions évaluatives du cahier de charges élaboré sous l’égide de la CEPPP. 

 

Ladite évaluation, selon le président de la commission El Hadj Ibrahima Sall, associe l’intervention d’acteurs publics et non gouvernementaux, centraux et territoriaux. Cette évaluation selon le sieur Sall devrait aboutir à des réformes profondes du système de santé et de politique nationale de santé du pays. C’est le lieu pour lui de rappeler que l’évaluation est pilotée par la commission, mais soutenue par le MSAS.

 

« Le citoyen au cœur de l’évaluation »

Dans une perspective de matérialiser la volonté du chef de l’État qui tend à faire du système de santé du pays un système résilient, le président de la CEPPP entend identifier les atouts et les faiblesses dudit système afin de le conduire vers un avenir meilleur.

« C’est le président de la République qui a décidé et c’est en fonction de sa demande que nous agissons dans un secteur déterminé. Nous avons une doctrine qui implique les acteurs. C’est un enjeu de démocratie important car, cela permettra aux citoyens d’avoir leur mot à dire sur les politiques publiques. Au bout de six mois, nous (la commission) seront en mesure de répondre à la question du chef de l’État, à savoir si oui ou non le système de santé est pertinent », ajoutera le président de ladite commission.

« La qualité des soins, de l’hygiène publique sont fondamentales et vont au-delà des questions de financement. » C’est dire que la CEPPP est dans une dynamique de faire cette évaluation pour transformer les actions publiques.

 

La commission prévoit alors d’impliquer les acteurs en intégrant de nouvelles politiques d’approche de santé (one health) et de promouvoir l’humanisation des soins.

Jeudi 18 Novembre 2021
Dakaractu




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