Mamadou Lamine Diallo à Idy : "Quand tu perds la faculté de choisir et de dire oui ou non, tu perds en fait tout dans la vie"


Après plus de 30 ans passés aux côtés du leader du parti Rewmi Idrissa Seck, l'ancien maire de Thiès, Mamadou Lamine Diallo a finalement décidé de jeter l'éponge pour prendre son destin en main. À preuve, il vient de lancer son mouvement "Jam Ji" qui se veut un mouvement qui a comme priorité d'essayer d'aller vers l'essentiel pour répondre aux attentes des populations. Face à ses nombreux militants et sympathisants qui sont venus répondre à l'appel de leur leader, ce dernier est revenu sur les raisons qui l'ont poussé à tourner le dos à Idrissa Seck.  "J'ai pris cette décision car, quand tu perds la faculté de choisir et de dire oui ou non, tu perds en fait tout dans la vie. Quand le Président de la République m'a élu HCCT par décret, le salaire était de 1,5 millions FCFA avec un véhicule et d'autres avantages. Je venais fraîchement de quitter la mairie et j'étais dans des difficultés", explique-t-il. La goutte d'eau de trop dans le verre, selon lui, c'est la demande de son leader Idrissa Seck pour qu'il abandonne le poste de HCCT pour un autre membre du Rewmi résident à Touba. "Le président Idrissa Seck m'a appelé pour me dire que Touba était en feu et qu'il voudrait récupérer mon poste pour le donner à un autre. J'avais accepté de donner le poste et il l'a donné à notre frère Ousseynou Ndiaye", a-t-il souligné. Non sans rappeler que s'il a  laissé tous ces avantages derrière lui c'est parce qu'il n'est pas un responsable politique mais un "leader politique". En atteste, poursuit-il, ses interrogations et investigations auprès des populations sur sa défaite dans son fief lors des locales et des législatives. " Je suis allé vers les populations de Keur Issa surtout les jeunes, les femmes et les adultes pour les écouter.  Elles m'ont dit de prendre mon destin en main. C'est là que j'ai décidé de lancer mon mouvement. On a de compte à rendre à personne. Il n'y a aucun responsable de Rewmi qui m'a appelé. Il n'y a que les populations de Keur Issa qui sont là", a-t-il tenu à faire remarquer. L'ancien maire du parti Rewmi n'entend pas s'arrêter en si bon chemin. Car, il compte descendre sur le terrain pour installer une centaine de cellules dans la cité du rail. Il a également donné rendez-vous à ses militants et partisans dans deux mois pour se prononcer après un consensus, dit-il, à l'interne avec ses partisans sur le choix du candidat que le mouvement "Jam Ji" va soutenir pour cette présidentielle 2024.
Mardi 17 Octobre 2023
Dakaractu




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