C’est un réquisitoire sans appel qu’a livré Arôna Ndoffène Diouf, ce weekend à Darou Manan, à l’occasion de l’édition 2026 du Magal de Bour Sine. Devant une assistance nombreuse, le leader politique a endossé la robe d’avocat pour dénoncer ce qu’il perçoit comme une ingratitude chronique de l’État envers la ville sainte de Touba.
D’entrée, il a fixé le cap : « Il est temps que nos gouvernants respectent Touba. Qu’ils arrêtent de considérer Touba comme une ville quelconque et ses populations pour des paysans. » Avant de brandir des chiffres sans appel : « 54 milliards pour le développement communal de Dakar alors que Touba ne bénéficie que de 4 milliards, c’est une injustice. »
Mais c’est sur le dossier récurrent des inondations que sa critique s’est faite plus incisive. « Les routes de Touba ne sont pas endommagées par les pluies de l’an dernier, mais de l’année d’avant. Touba a assez souffert du spectre des inondations. À quand la fin de ce calvaire ? », a-t-il lancé, dénonçant une continuité désastreuse : « Le même cauchemar vécu depuis Senghor, Wade, Macky subsiste sous Diomaye. Je pense qu’il est temps d’arrêter de répéter les promesses. »
Puis, élargissant son propos, Arôna Ndoffène Diouf a pris à partie la classe politique dans son ensemble : « Il est temps que les politiques arrêtent de prendre les populations pour des escaliers, des populations qui ne font que voter. Ce sont des êtres humains qui habitent cette cité. »
Il a ensuite déroulé une argumentation démographique et économique imparable pour étayer son indignation. « Touba a élu combien de présidents de la République ? Touba a une croissance démographique de plus de 20 %. On était moins de 500 000 habitants vers les années 80, aujourd’hui, nous sommes plus de 2 millions. »
« À l’approche des échéances, on remarque une ruée des hommes politiques. Mais après, que nenni ! », a-t-il fustigé, dénonçant la récupération électorale d’une ville qui, selon lui, contribue massivement aux finances publiques : « Un budget de 6000 milliards pour le Sénégal… Touba a au moins 4 grands Magals qui génèrent des centaines de milliards qui renflouent les caisses du trésor national. »
En filigrane, c’est une exigence de reconnaissance et de rattrapage des retards structurels que le leader politique a posée sur la table devant une assistance qui ne demande qu’à voir les promesses se transformer enfin en actes.
D’entrée, il a fixé le cap : « Il est temps que nos gouvernants respectent Touba. Qu’ils arrêtent de considérer Touba comme une ville quelconque et ses populations pour des paysans. » Avant de brandir des chiffres sans appel : « 54 milliards pour le développement communal de Dakar alors que Touba ne bénéficie que de 4 milliards, c’est une injustice. »
Mais c’est sur le dossier récurrent des inondations que sa critique s’est faite plus incisive. « Les routes de Touba ne sont pas endommagées par les pluies de l’an dernier, mais de l’année d’avant. Touba a assez souffert du spectre des inondations. À quand la fin de ce calvaire ? », a-t-il lancé, dénonçant une continuité désastreuse : « Le même cauchemar vécu depuis Senghor, Wade, Macky subsiste sous Diomaye. Je pense qu’il est temps d’arrêter de répéter les promesses. »
Puis, élargissant son propos, Arôna Ndoffène Diouf a pris à partie la classe politique dans son ensemble : « Il est temps que les politiques arrêtent de prendre les populations pour des escaliers, des populations qui ne font que voter. Ce sont des êtres humains qui habitent cette cité. »
Il a ensuite déroulé une argumentation démographique et économique imparable pour étayer son indignation. « Touba a élu combien de présidents de la République ? Touba a une croissance démographique de plus de 20 %. On était moins de 500 000 habitants vers les années 80, aujourd’hui, nous sommes plus de 2 millions. »
« À l’approche des échéances, on remarque une ruée des hommes politiques. Mais après, que nenni ! », a-t-il fustigé, dénonçant la récupération électorale d’une ville qui, selon lui, contribue massivement aux finances publiques : « Un budget de 6000 milliards pour le Sénégal… Touba a au moins 4 grands Magals qui génèrent des centaines de milliards qui renflouent les caisses du trésor national. »
En filigrane, c’est une exigence de reconnaissance et de rattrapage des retards structurels que le leader politique a posée sur la table devant une assistance qui ne demande qu’à voir les promesses se transformer enfin en actes.
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