Lutte contre les maladies non-transmissibles : les acteurs misent sur les communautés pour faire face aux MNT


Le deuxième colloque sur la prévention et la prise en charge des maladies non-transmissibles au Sénégal s'est ouvert ce jeudi 21 décembre au vendredi 22 décembre 2023. Une occasion de réflexion avec les acteurs communautaires autour du thème "engagement collectif : construire des communautés fortes face aux MNT".


Lors de son intervention, le Docteur Mamadou Diop directeur lutte contre les maladies au ministère de la Santé et de l’Action sociale a fait savoir que le Sénégal est confronté à un double fardeau des maladies infectieuses et transmissibles qui prennent de plus en plus de l'ampleur. " Nous devons avoir des réflexions et des actions concrètes afin d'impliquer et d'engager davantage la communauté pour amoindrir le fardeau des maladies non-transmissibles", déclare-t-il.


À cet effet, le Directeur de la Lutte contre les maladies informe que la deuxième enquête Steps 2023 est en train d'être préparé suite à la première enquête qui date de 2015.

"Si vous prenez trois Sénégalais adultes, un d'entre eux est hypertendu. Et sur 100 Sénégalais quatre sont diabétiques. La plupart d'entre eux ignorent leur statut", note Docteur Diop qui souligne qu'il faut mettre des stratégies concrètes et le démarrage de la deuxième enquête de ces maladies non-transmissibles va permettre d'avoir des données au niveau national, mais aussi des données des agrégés au niveau des régions. Ceci, explique-t-il, pour mieux rationaliser les ressources dans l'intérêt des citoyens.

Toutefois, Docteur Diop a fait savoir que ce colloque sera l'occasion de renforcer la communication et la sensibilisation qui étaient un défi, mais également renforcer la multisectorialité. Et surtout le renforcement des compétences. 


De son côté, El Hadji Beytir Samb président de Réseau des acteurs communautaires a laissé entendre que les maladies non-transmissibles sont en train de faire des ravages au niveau de nos communautés qui sont souvent des populations démunis. Selon lui, seul le ministère de la Santé ne peut pas lutter contre ces maladies. "Et aujourd'hui, beaucoup de gens sont en train de consommer des médicaments de la rue qui n'ont pas été prescrits par les prescripteurs. Et ceci, peut engendrer des conséquences néfastes", prévient-il avant d'inviter la communauté à ne peut prendre ces médicaments.
Jeudi 21 Décembre 2023
Aida Ndiaye




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