À l’occasion de la Journée africaine de la lutte anti-corruption qui est célébrée au mois de juillet, Amnesty International a organisé à son siège ce mardi 11 juillet 2023, une conférence de presse pour le lancement d’un nouveau rapport sur la corruption et les droits humains dans la région Afrique de l’Ouest et du Centre.
En effet, ce rapport, qui couvre l’année 2018 à nos jours, documente des cas de répression de défenseurs des droits humains et des acteurs qui luttent contre la corruption et des faits de corruption dans 19 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Ainsi, Amnesty International, à l’entame de ce nouveau document, rapporte que : « Ce rapport présente les éléments de preuve les plus récents sur la répression féroce frappant les DDH qui luttent contre la corruption en Afrique de l’Ouest et du Centre, une région où de tels faits sont rarement signalés et qui est marquée par une culture d’impunité et par un non-respect de l’obligation de rendre des comptes en cas de violations des droits humains. Il porte sur 19 pays dont s’occupe le bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et comprend 30 cas de répression à l’encontre de DDH luttant contre la corruption dans certains de ces pays, depuis 2018. Ces cas ont été sélectionnés au vu de la corrélation étroite entre le travail ou les actions des DDH luttant contre la corruption et la répression à laquelle ils et elles font face, ainsi que de l’absence de reddition des comptes et de justice » .
Dans ce rapport accablant, 19 pays ont été cités soit pour des cas de corruption, soit des cas de répression, de harcèlement et de musellement de personnes, d’activistes et de journalistes qui luttent, publient ou enquêtent sur ces questions-là. « Certains DDH
Aussi, dans ce rapport de 17 pages où Amnesty International traite des questions mentionnées ci-dessus, on peut retrouver des recommandations aux chefs d’État, de gouvernement, la communauté ouest africaine, notamment l’Union africaine et la CEDEAO et les institutions internationales. Parmi ces recommandations, on peut citer : « Reconnaître publiquement la légitimité et le rôle essentiel des DDH luttant contre la corruption, et respecter, protéger, promouvoir et concrétiser les droits humains de tous les DDH, notamment en renforçant la transparence, l’obligation de rendre des comptes et l’état de droit, mettre fin aux agressions et à la répression à l’encontre des DDH anticorruption, y compris les lanceurs et lanceuses d’alertes, et les protéger afin qu’ils et elles puissent exercer leur travail sans risquer de représailles, modifier ou abroger leur législation pour lever les restrictions et les obstacles aux activités des DDH, dont celles et ceux qui luttent contre la corruption, et de leurs organisations, notamment lorsque ces restrictions sont de toute évidence discriminatoires et qu’elles sont utilisées pour réprimer les critiques et un examen détaillé de la situation... »
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