Les accidents coûtent environ 160 milliards f cfa à l’État du Sénégal, soit 2% du PIB selon les statistiques. Ces chiffres ont été avancés par Ousseynou Tall, le directeur des études et de la planification de l'Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) lors de la rencontre de sensibilisation avec les acteurs du secteur à Kolda. Il est ressorti de ces échanges, que l'agence compte mettre en place une nouvelle orientation à proximité des lieux publics par une "limitation de la vitesse à 30 km/heure" pour limiter les accidents.
Cette rencontre aura aussi été un moyen de sensibiliser sur le code de la route, des nouvelles mesures avant de passer aux recommandations. Toutes ces mesures sont pour la lutte contre les accidents de la circulation qui font des ravages énormes sur la route en impactant négativement l'économie nationale.
Pour Ousseynou Tall, "les accidents de la route nous coûtent 160 milliards f CFA soit un taux de 2% du PIB selon les statistiques. Nous constatons malheureusement que les causes des accidents sont dus au comportement humain. Et d'ailleurs, ce sont des accidents qu'on pouvait éviter si le code de la route était respecté dans toute sa rigueur." C'est pourquoi, il estime "qu'à côté des lieux de culte, des écoles ou des mairies, nous allons instaurer la limitation de la vitesse à 30 km/h. Et pour y parvenir, nous allons installer la signalisation verticale, la sensibilisation et la formation des chauffeurs afin de se familiariser avec cette nouvelle mesure."
Les rôles de l'ANASER sont entre autres, la gestion de la sécurité routière, la contre-expertise de la visite technique, la gestion harmonisée de données fiables.
Dans la foulée, Marie Hanne, adjointe au gouverneur chargée du développement, estime qu'il faut appliquer la coercition avec rigueur pour les transgresseurs. En ce sens, elle soutient que "nous voyons qu'il y a beaucoup de laisser-aller. C'est pourquoi, il y'a lieu, avec l'ensemble des forces de défense et de sécurité de sanctionner les transgresseurs. Et je pense que cela pourrait être dissuasif à l'encontre des contrevenants..."
Autres articles
-
Menaces, voies de fait, complicité : L'ex-directeur général de la Santé publique reconnu coupable
-
Liban : 13 morts dans des frappes israéliennes dans le Sud (ministère de la Santé)
-
FMI et Sénégal : Ndongo Samba Sylla accuse le Fonds d’aggraver « la crise qu’il prétend résoudre »
-
Sommet Africa Forward :Le PR Bassirou Diomaye plaide pour une alliance entre écologie et développement
-
Droits des filles et des femmes : Le Sénégal, la Guinée Bissau et la Gambie unissent leurs forces pour l’abandon des mutilations génitales féminines…




