Gambie : Des Ongs et des victimes aux trousses de Yahya Jammeh


Gambie : Des Ongs et des victimes aux trousses de Yahya Jammeh
L’ancien président gambien n’est apparemment pas encore sortie d’affaire, près de deux ans après avoir quitté le pouvoir. Des Organisations non gouvernementales (Ong) qui lui reprochent d’avoir fait exécuter, du temps de son magistère, plusieurs dizaines de personnes, se sont lancées à ses trousses. Après avoir engagé la bataille, suite au procès de Hissène Habré, lesdites Ong en compagnie de quelques victimes et/ou proches des victimes entendent organiser, mercredi prochain, une conférence de presse pour dénoncer les agissements de Yaya Jammeh. Une rencontre avec la presse nationale qui cadre avec ‘’la campagne #Jammeh2Justice, initiée par les victimes de l'ancien Président gambien Yahya Jammeh’’, a appris Dakaractu. Dans un communiqué parvenu à la rédaction, il y est rappelé qu’en ‘’Gambie, les 22 années de pouvoir de Yahya Jammeh ont été marquées par des violations des droits humains généralisées. Un cas emblématique est le meurtre en juillet 2005 de plus de 50 migrants, parmi lesquels se trouvaient principalement des Ghanéens, mais aussi deux Sénégalais, des Nigérians, Togolais, Ivoiriens et un Gambien’’, a informé le même document. Celui-ci informe que la rencontre sera animée par Martin Kyere, survivant ghanéen du massacre de 2005 ; Nestor Womeno, frère d'une des victimes togolaises ; Baba Hydara, fils de Deyda Hydara, journaliste assassiné par le régime de Jammeh ; Ayesha Jammeh, nièce de Yahya Jammeh, dont le père serait enterré en Casamance ; Reed Brody, Human Rights Watch ; Marion Volkmann-Brandau, Coordinatrice #Jammeh2Justice et Benedict de Moerloose, TRIAL International. Il a été rappelé, en outre, qu’un rapport publié en mai 2018 par Human Rights Watch et Trial International révélait que les migrants ont été tués par les «Junglers», l’escadron de la mort de l’ex-Président Jammeh. La plupart des victimes ont été abattues et enterrées en Casamance, à la frontière avec Kanilaï, le fief de l’ancien président. D’autres victimes, dont deux membres de la famille Jammeh ainsi que cinq officiers accusés d’avoir fomenté une tentative de coup d’Etat, auraient également été enterré dans cet endroit. Le Ghanéen Martin Kyere, l’unique survivant connu du massacre de 2005 qui avait fait 56 victimes (des migrants) va témoigner. Lui et les victimes de nationalité gambienne ont d’ailleurs appelé le gouvernement du Ghana à ouvrir une enquête sur la base de ces nouveaux éléments. Le gouvernement gambien, pour sa part, s’est engagé à y collaborer, renseigne la même source.
Lundi 22 Octobre 2018
Dakar actu




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