Un fléau devenu entreprise criminelle
Le vol de bétail n’est plus perçu à Oulampane comme une simple délinquance rurale. D’après L’Observateur, les autorités municipales parlent désormais d’une véritable activité criminelle organisée, qui s’attaque directement au patrimoine des éleveurs et à l’économie locale.
Le maire d’Oulampane, Saër Koli, a décidé de mettre des chiffres sur ce phénomène à travers un recensement mené avec les chefs de village. Le bilan provisoire est lourd : 116 bœufs et 9 chèvres volés, représentant une perte estimée à 35 070 000 FCFA.
Trois localités durement touchées
Les localités les plus affectées sont Balenkineor, Oulampane et Mampalago. Selon les chiffres rapportés, Balenkineor aurait perdu 43 bœufs, Oulampane 29 et Mampalago 44. Derrière ces chiffres, ce sont des années de travail, de sacrifices et d’investissements qui disparaissent en une nuit.
Le maire a lancé un appel au préfet de Bignona pour un renforcement immédiat des patrouilles militaires et de gendarmerie.
Le bétail, “banque” des familles rurales
L’affaire révèle aussi une réalité sociale profonde. En zone rurale, le bétail est souvent considéré comme une épargne, notamment pour les femmes qui ont un accès limité aux banques classiques.
L’Observateur rapporte le témoignage de Fatou Diatta, une habitante qui s’est fait voler six vaches. Ces animaux lui avaient été confiés pour préparer l’avenir d’enfants orphelins. Son récit montre que le vol de bétail n’est pas seulement une perte financière : il détruit des projets familiaux entiers.
Des éleveurs ruinés par des vols ciblés
Bernard Mendy, éleveur installé à Mampalago, illustre lui aussi l’ampleur du drame. En une nuit, il aurait perdu tout son cheptel, soit 11 vaches. Diplômé et inscrit dans une logique d’élevage moderne, il réinvestissait ses revenus dans la construction d’une porcherie. Le vol vient brutalement stopper ses projets.
Des réseaux bien organisés
Selon l’enquête de terrain citée par L’Observateur, les voleurs utiliseraient des motos ou des véhicules rapides pour acheminer les bêtes vers des abattoirs de communes voisines ou vers la frontière poreuse avec la Gambie.
Bernard Mendy pointe également la délivrance de documents jugés irréguliers pour le transport du bétail. Pour les éleveurs, sans contrôle strict de la traçabilité et sans surveillance renforcée, le phénomène risque de continuer.
Face à la gravité de la situation, la municipalité envisage plusieurs mesures : comités de veille, traçabilité accrue et cadres de concertation.
Le vol de bétail n’est plus perçu à Oulampane comme une simple délinquance rurale. D’après L’Observateur, les autorités municipales parlent désormais d’une véritable activité criminelle organisée, qui s’attaque directement au patrimoine des éleveurs et à l’économie locale.
Le maire d’Oulampane, Saër Koli, a décidé de mettre des chiffres sur ce phénomène à travers un recensement mené avec les chefs de village. Le bilan provisoire est lourd : 116 bœufs et 9 chèvres volés, représentant une perte estimée à 35 070 000 FCFA.
Trois localités durement touchées
Les localités les plus affectées sont Balenkineor, Oulampane et Mampalago. Selon les chiffres rapportés, Balenkineor aurait perdu 43 bœufs, Oulampane 29 et Mampalago 44. Derrière ces chiffres, ce sont des années de travail, de sacrifices et d’investissements qui disparaissent en une nuit.
Le maire a lancé un appel au préfet de Bignona pour un renforcement immédiat des patrouilles militaires et de gendarmerie.
Le bétail, “banque” des familles rurales
L’affaire révèle aussi une réalité sociale profonde. En zone rurale, le bétail est souvent considéré comme une épargne, notamment pour les femmes qui ont un accès limité aux banques classiques.
L’Observateur rapporte le témoignage de Fatou Diatta, une habitante qui s’est fait voler six vaches. Ces animaux lui avaient été confiés pour préparer l’avenir d’enfants orphelins. Son récit montre que le vol de bétail n’est pas seulement une perte financière : il détruit des projets familiaux entiers.
Des éleveurs ruinés par des vols ciblés
Bernard Mendy, éleveur installé à Mampalago, illustre lui aussi l’ampleur du drame. En une nuit, il aurait perdu tout son cheptel, soit 11 vaches. Diplômé et inscrit dans une logique d’élevage moderne, il réinvestissait ses revenus dans la construction d’une porcherie. Le vol vient brutalement stopper ses projets.
Des réseaux bien organisés
Selon l’enquête de terrain citée par L’Observateur, les voleurs utiliseraient des motos ou des véhicules rapides pour acheminer les bêtes vers des abattoirs de communes voisines ou vers la frontière poreuse avec la Gambie.
Bernard Mendy pointe également la délivrance de documents jugés irréguliers pour le transport du bétail. Pour les éleveurs, sans contrôle strict de la traçabilité et sans surveillance renforcée, le phénomène risque de continuer.
Face à la gravité de la situation, la municipalité envisage plusieurs mesures : comités de veille, traçabilité accrue et cadres de concertation.
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