Chants racistes pendant Espagne-Egypte : enquête ouverte, une "honte" pour le gouvernement


La police catalane a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête sur "les chants islamophobes et xénophobes" entonnés la veille lors du match amical de football entre l'Espagne et l'Egypte à Barcelone, en Catalogne, dans le nord-est de l'Espagne.

La rencontre, qui se déroulait dans le stade la Cornella, enceinte de l'Espanyol Barcelone, a été marquée par des chants racistes (« Qui ne saute pas est musulman ! ») entonnés par un groupe de supporters espagnols.

A la mi-temps, un message avait été affiché sur les écrans géants, rappelant que la loi "interdit et sanctionne la participation active à des actes violents, xénophobes, homophobes ou racistes".

"Nous enquêtons sur les chants islamophobes et xénophobes d'hier au RCDE Stadium lors du match amical Espagne-Égypte" (0-0), a indiqué mercredi la police catalane sur X.

"Les insultes et les chants racistes nous font honte en tant que société", a déclaré de son côté le ministre de la Justice, Félix Bolaños, également sur X.

"L'extrême droite ne laissera aucun espace libre de sa haine et celles et ceux qui se taisent aujourd'hui en seront complices", a-t-il accusé, assurant que le gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez Pedro Sánchez "continue(ait) à travailler pour un pays tolérant et respectueux de toutes et tous".

La Fédération espagnole de football avait dit mardi soir "condamner tout acte de violence dans les stades" et "s'associer au message d'un football contre le racisme".

Son président, Rafael Louzán, a lui évoqué des chants « isolés » qui « ne doivent pas se reproduire ».

En conférence de presse d'après match, le sélectionneur espagnol Luis de la Fuente avait, pour sa part, dit ressentir du "dégoût total et absolu face à toute attitude xénophobe, raciste ou irrespectueuse", dénonçant des chants "intolérables" et appelant à "identifier" et sanctionner leurs auteurs.

"Nous devons tous nous entraîner pour que les chants racistes soient éradiqués des terrains de football", avait ajouté le milieu de terrain Pedri face à la presse. "Nous n'aimons pas ça".

Malgré les efforts des autorités et plusieurs condamnations en justice, le football espagnol ne parvient toujours pas à éradiquer le racisme dans ses stades et sur les terrains.

La star brésilienne du Real Madrid Vinicius Junior, devenue le symbole de la lutte contre les discriminations dans le monde du football, a été la cible la plus fréquente depuis son arrivée à Madrid en 2018. Mais seule une partie de ces incidents ont mené à des sanctions.

L'Espagne organise la Coupe du monde de football en 2030, aux côtés du Portugal et du Maroc.

Mercredi 1 Avril 2026
Dakaractu



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