Un policier demande à un jeune homme où il veut aller. Des autocars attendent les migrants à leur sortie de Ceuta pour des rapatriements aux quatre coins du royaume.
« Moi je vais à Tanger, je rentre chez moi », répond, soulagé, l'un de ceux qui viennent de franchir la frontière espagnole en sens inverse.
« On est partis dans l'espoir de changer nos vies, on pensait trouver un pays meilleur. Ça, c'est la blessure laissée par un club de golf. Ce sont les gens de Ceuta qui m'ont fait ça », raconte un jeune homme qui montre une ecchymose sur son épaule.
Scènes de chasse à l'homme
À côté de lui, Ilham, une vacancière originaire de Toulouse. « Je suis venue exprès pour voir ce qu'il se passe réellement. Moi, mon cœur il est serré, l'armée espagnole, ils ont regroupé des enfants pour les faire revenir au Maroc. Je vous jure, je les ai vus les frapper », raconte-elle.
Mustapha a 17 ans. Il décrit des scènes de chasse à l'homme. Il a dû se réfugier dans une forêt pour fuir les militaires et des habitants de Ceuta. « On a vraiment souffert. Cette violence qu'on a subie, ça nous a atteints psychologiquement. C'est pour ça qu'on a quitté cet endroit », raconte-t-il.
Les témoignages de migrants se recoupent et décrivent le déchaînement de violence qu'a connu Ceuta ces derniers jours.
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