Arrivée mouvementée de Assane Diouf à Dakar : Les journalistes malmenés, l'ennemi public numéro 1 cueilli sur le tarmac de l'aéroport


Annoncé à 02 heures, l'avion qui devait déporter 17 sénégalais qui étaient en situation irrégulière aux Etats-Unis a atterri sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor à 1h 34 minutes précises. Cueilli dès qu'il a posé le pied sur le tarmac par des policiers de la Brigade d'intervention polyvalente (Bip) selon des informations obtenues par Dakaractu de sources dignes de foi, Assane Diouf n'a pas eu le temps de communiquer avec les journalistes. "L'insulteur" du président Sall a été manu militari conduit à la Dic où il est actuellement placé en garde à vue pour offense au chef de l'Etat et apologie du terrorisme. 

Pendant que Assane se fait alpaguer par les limiers, les journalistes qui faisaient le pied de grue à la sortie de l’aéroport ont eu fort à faire. Apercevant l'avocat Me El Hadji Diouf venu pour se constituer avocat de Assane Diouf, les pisse copies ont voulu le faire parler. Ce que les gendarmes préposés à la sécurité des lieux n'ont pas entendu de cette oreille. Non contents d'avoir empêché la robe noire de parler aux journalistes, ils somment ces derniers de cesser de filmer. Pis encore, les cameramen seront retenus contre leur gré et sommés de formater leur cartes. Sachant qu'ils ne sont pas en situation d'illégalité, les reporters de Dakaractu qui faisaient une retransmission en direct de l'enlèvement ont pris sur eux la décision de sortir de la zone où il serait interdit de filmer. Mais après qu'un souteneur d'Assane Diouf a fini de faire sa déclaration à la presse, notre cameraman est surpris de voir un gendarme lui demander d’éteindre sa caméra. Il n'obtempère pas. L'homme en bleu lui demande alors de le suivre au poste. Ce qu'il fit. Ce que nous fîmes. Mais après quelques minutes d'explication, le cameraman est relâché. Les choses sérieuses peuvent dès lors reprendre leur coup normal.

A défaut de parler à Me El Hadji Diouf qui était toujours dans le bureau du "commandant", les journalistes se rabattent sur l'ancien sénateur Charles Mendy selon qui, Assane Diouf n'a pas été déporté. Soulagé, il communique au téléphone avec l'activiste Françoise Hélène Gaye qui lui révèle que l'homme que tout le Sénégal attendait a été reconduit en Louisianne et non déporté au Sénégal. Une information que Me El Hadji Diouf ne confirme pas.

L'avocat qui a fini par rejoindre les journalistes improvise un point de presse et s'attarde sur la brève arrestation des journalistes dont le cameraman de Dakaractu. Comme à son habitude, il charge les pourfendeurs d'Assane Diouf et fait savoir que celui ci n'est pas le premier à débiter des insanités. "J'ai été moi même insulté à plusieurs reprises sans que personne n'ait levé le plus petit doigt pour s'en offusquer. C'est pour vous dire qu'Assane Diouf n'est pas le premier", relativise Me Diouf. Qui ne semble pas cependant savoir où se trouve son futur client. "Tout ce que je sais c'est ce qui m'a été rapporté des Etats-Unis. Il parait que ses avocats ont réussi à faire capoter le projet de déportation", tâtonne l'avocat. Mais quoi qu'il en soit, Me El Hadji Diouf est prêt à assurer la défense d'Assane Diouf. Une tache à laquelle il peut déjà se mettre puisqu'à en croire nos sources, le bad boy de Louisianne a été bel et bien cueilli et devrait répondre des délits d'offense au chef de l'Etat et apologie du terrorisme.
Mercredi 30 Août 2017




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