Affaire Ndiaga Seck : les SMS intimes et les révélations explosives qui secouent l’enquête


L’affaire Ndiaga Seck prend une tournure de plus en plus spectaculaire. Derrière l’arrestation de cet homme cité dans un vaste dossier d’« actes contre nature », les enquêteurs semblent désormais faire face à une affaire tentaculaire aux ramifications multiples. Selon les révélations du quotidien  Libération, pas moins de 17 autres personnes seraient actuellement visées par des avis de recherche et d’interpellation.
 
Arrêté vendredi dernier par la Division des investigations criminelles (Dic) avant d’être acheminé à Linguère, Ndiaga Seck a été auditionné en présence de son avocat dans le cadre d’une enquête portant sur plusieurs chefs graves : association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte et diffusion de contenus pornographiques, mise en danger de la vie d’autrui, transmission volontaire du VIH/Sida et actes contre nature.
 
Cette affaire, déjà explosive, avait conduit auparavant au placement sous mandat de dépôt de 22 personnes par le doyen des juges du tribunal de Louga. Mais selon  Libération, l’enquête ne ferait que commencer.
 
Des messages compromettants au cœur du dossier
 
Le nom de Ndiaga Seck aurait été cité par Ahmadou Lamine Dia, 49 ans, domicilié à Dahra et se présentant comme agent de la Cse. Lors de son audition, ce dernier aurait expliqué avoir été initié à l’homosexualité par un métis cap-verdien nommé Rodriguez. Il aurait ensuite affirmé avoir entretenu plusieurs relations avec différentes personnes, parmi lesquelles Ndiaga Seck.
 
Mais ce sont surtout les échanges numériques récupérés par les enquêteurs qui auraient retenu l’attention. Selon les informations relayées par  Libération, Ahmadou Lamine Dia aurait présenté aux policiers plusieurs messages et photos à caractère sexuel échangés avec Ndiaga Seck entre octobre 2010 et mars 2013.
 
Parmi les messages évoqués figureraient notamment : «Nékhone naa démbéu», «Naam naa sa affaire bii» ou encore «Sa affaire bii reuyna». Des contenus que les enquêteurs considèrent comme particulièrement troublants dans la manifestation de la vérité.
 
Ndiaga Seck reconnaît les échanges mais nie les faits
 
Confronté aux messages dans lesquels apparaîtraient clairement son nom et son numéro de téléphone, Ndiaga Seck aurait reconnu les échanges. Toutefois, il aurait nié avoir entretenu des relations sexuelles avec Ahmadou Lamine Dia.
 
Une version rejetée par ce dernier qui, lors d’une confrontation, aurait persisté en affirmant que Ndiaga Seck était son « amour » et qu’ils avaient eu plusieurs rapports intimes.
 
Toujours selon  Libération, Ndiaga Seck a également reconnu recevoir régulièrement des appels provenant de personnes issues du milieu homosexuel. Il aurait cependant expliqué subir une forme de harcèlement depuis qu’une femme l’aurait présenté comme homosexuel. Il affirme qu’à chaque appel reçu, il tentait plutôt de sensibiliser ses interlocuteurs.
 
Des investigations techniques en cours
 
Autre élément important du dossier : Ahmadou Lamine Dia aurait déclaré être séropositif depuis 2013. Les tests réalisés sur Ndiaga Seck, eux, se seraient révélés négatifs.
 
Les enquêteurs ne comptent toutefois pas s’arrêter là. Après une première exploitation du téléphone de Ndiaga Seck, l’appareil devrait être transmis à la Division spéciale de cybersécurité (Dsc) pour des analyses techniques approfondies.
 
Selon les dernières informations obtenues par  Libération, Ndiaga Seck pourrait être présenté au magistrat instructeur dans les prochaines heures. Et l’enquête pourrait encore éclabousser plusieurs personnalités issues de divers secteurs, dans ce qui apparaît désormais comme l’un des dossiers les plus sensibles du moment.
Lundi 18 Mai 2026
Dakaractu



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