Affaire « Bineta mécanicien » : Mise en danger, débauche de mineures et images immorales…13 prévenus, des charges lourdes


Le Tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye a connu, hier vendredi, une effervescence peu ordinaire. Dans une salle d’audience surchauffée et sous une pluie persistante, treize prévenus ont comparu, attirant tous les regards. Au centre de cette affaire très suivie : Bineta S., plus connue sous le surnom de « Bineta mécanicien », et douze autres mis en cause, dont huit hommes et cinq femmes. Une affaire tentaculaire, révélatrice de dérives graves, rapportée en détail par L’Observateur.

 

Démantelée par les éléments de la Brigade de gendarmerie de Keur Massar, cette « association de malfaiteurs » présumée a vu l’ensemble de ses membres traîner leurs pas dans le box des accusés, trop exigu pour contenir l’ampleur du dossier. Si ce chef d’accusation pèse sur tous les prévenus, les charges individuelles dessinent un tableau autrement plus préoccupant.

 

 

La « mise en danger de la vie d’autrui » au cœur du dossier

 

 

Selon L’Observateur, pour huit des treize prévenus, la justice a retenu le chef d’accusation de « mise en danger de la vie d’autrui ». Une qualification lourde de sens, qui donne la mesure de la gravité des faits reprochés et de leurs potentielles conséquences.

 

Mais le malaise ne s’arrête pas là. L’affaire prend une dimension encore plus sombre avec les poursuites visant M. Ndiaye, dite « Mathiou », et Bineta S. Toutes deux sont accusées d’incitation de mineures à la débauche, des faits d’une extrême gravité qui laissent entrevoir l’existence de soirées clandestines où l’innocence de jeunes filles aurait été sacrifiée.

 

 

Images contraires aux bonnes mœurs et dérives numériques

 

 

Toujours selon L’Observateur, les charges s’alourdissent davantage pour « Mathiou », également poursuivie pour détention d’images contraires aux bonnes mœurs. Un volet du dossier qui met en lumière les dérives liées à l’usage du numérique et les dangers auxquels une jeunesse vulnérable peut être exposée, dans un contexte de perte de repères et de banalisation de pratiques déviantes.

 

Cette affaire dans l’affaire révèle une facette inquiétante des réseaux informels qui prospèrent à l’abri des regards, mêlant exploitation, immoralité et irresponsabilité collective.

 

 

L’hébergement illégal dans le viseur de la justice

 

 

Au-delà des faits de mœurs, le dossier met également en cause le cadre dans lequel ces pratiques se seraient déroulées. A.W. Diallo et O. Diallo, gestionnaires de l’appartement incriminé, sont poursuivis pour violation du décret de 2005 réglementant les établissements touristiques. Un rappel ferme à l’ordre, souligne L’Observateur, à l’endroit de certains propriétaires de logements meublés, parfois transformés en véritables zones de non-droit.

 

 

Un procès renvoyé pour garantir les droits de la défense

 

 

Très attendu, le face-à-face judiciaire n’a finalement duré que le temps d’une formalité procédurale. En l’absence d’avocats constitués pour certains des prévenus, le juge a ordonné le renvoi de l’affaire au 14 janvier 2026, afin de garantir le respect des droits de la défense et la tenue d’un procès équitable.

Samedi 10 Janvier 2026
Dakaractu



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