Nombreux sont ces enfants qui sont laissés à leur propre sort des fois dans un état piteux, abandonnés dans des canaux, des fosses sceptiques ou même dans des sachets plastiques. Un acte ignoble que certaines n'hésitent pas à commettre pour plusieurs raisons. Pendant ce temps, d'autres donneraient tout pour avoir un enfant. Quitte à adopter...
Joyeux comme jamais dans sa nouvelle famille, Mohamed est un enfant issu de la rue. Le jour de son adoption, il a accompagné sa mère au tribunal sans savoir que ce qui allait suivre changera sa vie. Avec un sourire innocent, le joyeux drille aura désormais une famille où il ne manquera de rien. Ce sort, il va le partager avec deux autres garnements dont l'adoption par la même femme n'est qu'une question de semaines, voire de jours.
Contrairement à ce qu'une bonne partie de l'opinion sénégalaise croit savoir, l'adoption est une réalité au Sénégal. Mieux, constate Dakaractu dans ce reportage, la procédure devant mener les demandeurs à avoir sous leur charge un ou des enfant(s) est un chemin long, parsemé de conditions à respecter au risque de voir son dossier forclos. Ainsi, tout couple désirant adopter un enfant doit respecter minutieusement la procédure judiciaire établie par la loi.
Avoir un enfant, le voir courir est un rêve pour toute femme en âge de tomber enceinte. Le temps passe vite et bouleverse malheureusement le rêve de beaucoup de femmes. Ce qui conduit certaines à sauter sur l'occasion dès qu'elle se présente.
Coumba Dieng a été patiente pour adopter son fils Mohamed, « j'ai attendu plus de 2 ans pour adopter mon fils à présent il est âgé de 8 ans et porte le nom de famille de mon mari. Je m'occupe également d'accueillir deux autres enfants dans la famille », explique-t-elle sourire aux lèvres. Cette "Badiénou gokh" n'est pas la seule qui sauve des enfants et leur offre un cadre leur permettant de grandir comme s'ils étaient dans leur famille.
La fondatrice de l'orphelinat Daraay Serigne Saliou en est la preuve vivante. « Notre première vocation est de donner un toit aux enfants abandonnés. Le nombre limité d'enfants pris en charge et au nombre de 100. Ils sont âgés de 0 à 14 ans », explique-t-elle. En dehors de cette prise en charge, le Sénégal a établi une procédure d'adoption rigoureuse. Il faut notamment savoir auquel des 2 types d'adoption existant le couple voudrait souscrire. Il s'agit de l’adoption simple et de l'adoption plénière.
D'après Oumar Ndiaye qui s'est confié à Dakaractu, le coordonnateur régional des services AEMO (Action Éducative En Milieu Ouvert Judiciaire), il y a une différence entre les deux. « Pour ce qui est de la première, l'enfant n’est pas héritier en cas de décès et garde son nom de famille alors que pour le deuxième titre, l'adopté a les mêmes droits que les enfants de l’adoptant », explique Oumar Ndiaye. Par ailleurs, il existe une procédure judiciaire à suivre pour disposer d’un enfant adoptif au Sénégal, dit-il.
Nos tentatives de joindre l’attaché de presse de la Police Nationale quant aux procédures pour adopter les enfants ramassés dans les rues sont restées vaines...
-
Inflation au Sénégal : les prix reculent au deuxième trimestre, mais la viande +5,6 % , les billets d’avion +14,9 % et plusieurs services continuent de renchérir
-
Hausse des prix des carburants : le supercarburant passe à 990 FCFA, soit 70 FCFA de plus, et le gasoil à 755 FCFA, soit une hausse de 75 FCFA dès Aujourd'hui
-
Nioro : Les Douanes saisissent des médicaments pour 50 millions FCFA et 16 600 préservatifs de contrebande
-
Primature - Badara Gadiaga dénonce le « vampirisme » dans la gestion des fonds politiques : « Sur les 1,77 milliard, Ousmane Sonko n’a laissé pas plus de 70 millions à son successeur »
-
Le PR Bassirou Diomaye Faye entame un séjour privé à l’étranger à partir de ce samedi 15 août



